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c'est pas ses cuisses H0CHEPAIX. — Comment?
CLAKfs.SE, — Pour lui montrer combien 1i sont brûlantes.
HOCHEFAIX, ahuri, ae ramenant. — Vos C.f ClABISSE, comprenant auatitAt la confuaîan Je Iloehepaix
et corrEgianc vivement. — Mes maîns! mes mains ! HocHEPAix. — Ah !
VBNTRDCX, aaiaisnnt aa femme par le bra< et l'envoyant
n* j. — Ouil Ebl bien, il s'en fiche, M. Hochepaix! il s'en fiche de tes mains.
IlnCREPAIX, vivement, trit galant. — Mais pas du
tout !
Clarisse, en ae frottant ion biaa meunri par la brutaliif de «m mari. — Là, tU Vois !
VbNTRODX, écUtant, et
façon i la faire remonter. — Oui! Ehl bien, en Voilà
assez ! je -^ prie de t'en aller !
Clarisse, tout «■ remontant. — C'est bien! c'est bien ! mais alors c'était pas la peine de me demander d'être aimable,
VeNTKOTJX, redeacendant. — Ehl Quî est-CG qui te
demande d'être aimablel
Clarisse. — Comment quiT Mais toil toi! C'est toi qui m'as bien recommandé : « Et si ta vois M. Hochepaix... »
VeHTBOUX, aairant la cafte, ne faisant qu'un bond vers sa femme, et vivement i voix basie. — Oui, bon ! bon ! Ça
va bien !
Clarisse, une merci. — Il n'y a pas de : a Bon, bon! ça va bieni » (Poursuivant.) « ...je te prie au contraire d'affecter U pins grande amabilité!... n
VeNTROUX, allant protester vers Hochepaix. — Moi!
Moi! mais jamais de la vie! jamais de la vie!
Clarisse, de même. — C'est trop fort ! tu as même ajouté: « Ça a beau être le dernier des chameaux... »
VeNTROUX, avec le mouvement du corps d'un monsieur qui recevrait un coup de pied quelque paît. — Oh!
Hochepaix, avec une inclination de tète qu'accomplie un sourire de malice. — Ahf
Clarisse, poursuivant sans piiii. — « ... n'empêche qoe c'est nn gros industriel qui occupe de cinq à six cents ouvriers, il est bon de se le ménager! »
VeNTBOOX, parlant rn même lempa que Clarisse et d* façon i couvrir sa voix. — Maia non ! mais non ! Mais jamais de la vie ! jamais de la vie je n'ai parlé de ça ! Monsieur Hochepaix! vous ne croyez pas, j'espère... T
Hochepaix, indulgent. — Ah! bah! quand vou»
auriez dit...!
Ventroux. — Mais non ! mais non I
Clarisse. — Monsieur Hochepaix! j'espcre que vous me faites l'honneur de me croire T
VEKTBOnX, an comble de i'euspéntion, se rebmmant
vers sa femme. — Ah! et puis, toi, tn m'embêtes ! <t.uJ itfsignant la porte.) Allez, fous-moi le camp! Fous-moi le camp!
Clarisse, tout en remonam. — Ah! mais dites doncl je te prie de me parler autrement!
VeNTRODX, n'admettant plus de réplique. — AlIcz!
allez ! débarrasse le plancher !
Clarisse, ohjistanl teoi en voulant avoir raison. — Oui,
mais quant à dire que tu n'as pas dit...
Ventroux, de même. — Allez! hop! hop! file.
Clarisse. — Il n'y a pas de ii hop! hop! » Si tu ne sais plus ce que tu dis!
VesTBOUX, la poussant dehors. — Mais Vas-tU filCF
à la fin !
Cr^ARISSE, effraya, ic sauvant. — Oh!
esas|,*r*. — oil !
A peine est-il redescendu que la porte «e rouvre. Clarisse, redcE-cendant dans le dos de Ventroux. — Je
ne vous ai pas dît au revoir, monsieur Hochepaix I très heureuse!...
Hochepaix, s'ïnciinant. — Madame!
VeHTROITX, pirouettant sur lui-même à la voix de sa frmme. et comme s'il allait sauter sur eUe. — Mais, nom
de H'ià, veux-tu... !
Clarisse, di'iaïam. effraïic — Oh!.,, mais je dis au revoir, voyons!
Ventroux, reste un instant comme abruti par les ffisotioni, se prend le front comme pour l'cmpéchrr d'éclater, puis descendant *en Hochepaix qui est devant ta table. — Je
suis indigné, monsieur! je suis indigné!
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L'ILLUSTRATION THEATRALE
HOCHEPAIX, 4ïec désinvollure. — Oh! beu !...
Vbhtbods (j), — Monsieur Hochepaix, ue croyez pas un mot de tout ça! C'est une plaisanterie! « Le dernier des chameaux! »Vou8 ne supposez pas que j'aie jamais dit... !
HocHGPAix. — Bah ! laissez donc ! je vous ai bien traité de vendu, de pouirï, de résidu de la déca-
Ventroox. — Oui, je sais bien ! je serais en droit ! mais tout de même...! C'est comme ma femme, je vous prie de l'excuser; vraiment elle s'est présentée d'une façon... !
HoCHEPAix, très ulon rouge. — Mais... tout à Son avantage !
Ventrous. — Vous êtes trop galant ! N'empêche, croyez bien qu'elle n'a pas l'habitude de traîner dans cette tenue; mais, véritablement, aujourd'hui il fait si chaud, n'est-ce pasf elle est presque excusable ! Voua avez senti ses mains, vous avez pu voir... !
HocHEPAix. — Oui, oui!
Ventroux. — D'ailleurs, moi-même!... tâtez les
miennes! (Lni manipulant la main entre les deux eicnnes.)
elles sont tout en moiteur!
HOCHEFAIX, retirant sa mun pour M souitraire au contact de cellei de Ventroux et resauyant contre l'élade de son
Ventbodx. — C'est très désagréable!...
HoCHEPAIX, achevant àt s'essuyer et avec conviclioti.
— Oui!,., oui!... Très désagréable, eu effet!
Vehtroux. — Alors, naturellement, ma femme... comme elle avait trop chaud, elle a.... elle & éprouvé le besoin de se mettre en... en... comment dirais-je?,.. Hon Dieu, y a pas deux mots ; en... en chemise.
HocHEPAix. — Ah! comme je la comprends!
Ventroux. — N'est-ce pasî (Remoniam.) N'est-ce pasT
HocHEFiix. — Si je pouvais en faire autant I
Ventroux, redescendant et sans réfl*eliir. — Faites
donc! faites donc, je vous en prie!
HOCHEPAIX. — Heinï Ah! Non!... non! vraiment, tout de même !.-..
Ventroux. — Oui! Ouil évidemment!... Et alors, n'est-ce pasf comme elle n'avait pas entendu sonner, naturellement... elle est entrée.
HoCHEPAix. — Mais voyons!
Ventroux. — Elle se croyait seule.
HoOHEPAtx. — Mais c'est évident!... avec le domestique.
Ventroux, répétant après lui sans réfléchir à ce qu'il
<lii. — Avec le dom... (interloqué.) Ah! oui, le... le
domestique... (Voulant se donner l'air dégagé.) Oh! mals
le domestique, ça, vous pensez bien que... que... il y a une raison.
HoCHEPAix. — Je pense bien, voyons!
Ventroux u). — Ce serait un domestique ordinaire, évidemment!...
Hochefaix. — Evidemment, ce serait un domestique ordinaire !...
Ventroux. — - Mais là!... Ils ont été élevés ensemble.
HoCHEPAix. — Vous m'en direz tant.
Ventroux, avec aplomb. — C'est... C'est son frère de lait! (Répétant.) Son frère de laîl.
Hochefaix, approuvant, — Son frère de lait.
Ventroux. — Alors, n'est-ce pas, un frère de
luit...
Hochefaix, remon compte pas, parbleu
e de la table. -
-Çan
Ventroux. — C'est ce que je dis: ça ne compte
pas!... Ça ne... (Pressé de faire diversion.) Et aI«rS,
voyons, de quoi s'agit -il î parce qu'enfin tout ça, c'est des balivernes! Qu'est-ce que vous venez me demander pour vos administrés}
HOCHEPAIX, s'asseyanl en face de lui. — Eh bien.
voilà! C'est à propos de l'express! l'express de Paris, n'est-ce pasT qui s'arrête à Morinville et qui brûle Mousaillon-les-Indrets... qui est un centre au moins aussi important.
Ventroux, approuvam. — Mais comment!
Hochefaix. — Aloi-s, voilti; mes bonshommes se sont mis en tête d'obtenir que l'express s'arrête à notre station.
VENTBOnx, hochant la tête. — Ah! diable! c'est difficile!
Hochefaix, sans « déconcerter. — Ne dites pas çal... On a eu deux fois l'occasion de constater que c'était possible.
Ventroux. — L'express s'est déjà arrêtéî
HiX^BEPAix. — Detix fois!... Une fois à la suite d'an déraillement; une autre, après un sabotage.
Ventroux. — Aht
Hochefaix. — Eh ! bien, <;a n'a pas dérangé grand'chose dans le service,
Ventroux. — Evidemment... c'est nn argument.
HciOHEPAis. — Seulement, n'est-ce paat ce sont des éventualités qui n'arrivent pas assez régulièrement, pour que nos voyageurs puissent se baser làdessus.
Ventrous. — Oui!... Vous préféreriez un arrêt léglemen taire. Ecoulez! Je veux bien m'en occuper! Vous me rédigerez un petit exposé de tout ça! Ea attendant, pour ne pas oublier, je vais toujours
prendre note... (Tout en parUm, il a pris le btoc*notcs;
écrivant.) Nous dîsons : Monsieur Ho-cbe-paix!
Hochefaix, qui s'est levé, et suit des yeux ce qu'il écrit. C'est ça! C'est ça! (Brusquement et vivement.) AfaI nonl...
non!... paiï: (^pelant.) p-a-i-x!
Ventrous. — Oh! je vous demande pardon!
(Corrigeant.) p-a-i-x ! p-a-i-s ! Croyez bien que c'est sans intention!
Hochefaix, avec banimmie. — n n'y a pas de mal ! Je suis habitué! C'est la première orthographe qui vient tout de suite à l'idée.
Ventroux, facétieux. — Comme la pins naturelle!
Hochefaix, riant. — Oui! Oui!
A ee moment on entend un bruit de voi.^ mêlé de choCJi
lotte! — Voili! voilà, m ne me lâchei past pas d
i, Riadatnel
Ventroux, qui a prtlé l'oreille, parlant sur le <11a-
îDguc extérieur. — Nou, mais, qu'est-ce que c'est que ce potin î vous croyez qu'on peut être tranquille un
instant? (Allant brusquement tirer la porte qui l'ouvre à deux •allants.') Enfui, qu'cst-CC encore? (Apercevant, perchée sur le sommet d'un escabeau, sa femme dont le baut du corps
corps arc-houté, les jambrs chevauchant le» premières marches
) En prévi!
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