‹ L'Accouchement DirigéChapitre 19 sur 50 · ARTE · texte numérisé non relu

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été faites pour évaluer la part qui revient à que cysiene dans la physiologie du travail.

On a essayé d'étudier l’action des substances agissant électivement sur le sympathique ou le parasympathique. Ainsi les sympathicomimétiques (adrénaline) produiraient une augmentation du tonus du corps utérin, les sympathicolytiques (ergotamine) une augmentation des contractions utérines : les excitants du parasympathique (pilocarpine) détermineraient une augmentation de la contractibilité utérine alors que les inhibiteurs produiraient l'effet contraire. Ce qui permettrait de conclure que le sympathique maintient le tonus et freine la contractibilité du muscle utérin, et que le parasympathique commande la contractibilité. Cependant il convient d'apporter de sérieuses restrictions aux résultats de ces expériences, dont la précision très discutable ne tient pas compte de l’amphotropisme fréquent des médicaments étudiés suivant les doses utilisées, =: :

La suppression momentanée du système sympathique latérovertébral par infiltration novocaïnique lombaire a donné des résultats contradictoires. Il semble que cette section physiolo-

giques peut atténuer les phénomènes douloureux de l’accouche-

ment (?)

La rachi-anesthésie, qui supprime l’apport du système cérébro-spinal dans l’innervation utérine a été bien étudiée par DEL- MAS qui en fait le point de départ de sa méthode d'évacuation extemporanée de l'utérus en fin de grossesse. On constate un arrêt des contractions mais une augmentation du tonus du corps, associé à un relâchement du col qui permet d'élargir manuellement l'orifice cervical et d’extraire le fœtus par version.

Cette méthode contribue à mettre en évidence l’antagonisme entre le col et le corps.

De ces divers résultats expérimentaux il est difficile actuellement de tirer des conclusions précises. Au point de vue de la physiologie de l’innervation utérine, nous en sommes en partie réduits aux hypothèses.

Néanmoins nous sommes forcés de constater l’antagonisme

qui existe entre le corps et le col utérins. L'existence de spasmes localisés au col nous détermine à reconnaître aux éléments musculaires cervicaux une certaine indépendance.

Et cette indépendance ne peut guère s'expliquer que par l'hypothèse d’une innervation différente du corps et du col. SALGANNIK, de Moscou, suppose que le corps est innervé par le sympathique et le col par le parasympathique. Corps et col sont ainsi deux entités fonctionnelles indépendantes, présentant des phases d’antagonisme et des phases de synergisme. La limite entre les deux systèmes ne peut être précisée évidemment, du moins anatomiquement. Il s St d’un critérium purement clinique.

Pour terminer ce chapitre forcément imprécis, seion l’état actuel de nos connaissances en la matière, il nous faut dire un mot de deux notions complémentaires, encore à l’état em XYQS naire, dont l'étude est en cours.

Il s’agit en premier lieu de la voie sensitive de l'innervation utérine. Localisée par quelques auteurs dans le plexus hypogastrique supérieur, elle est en réalité plus complexe, puisque COTTE a vu accoucher « avec douleurs » normalement, une quinzaine d’opérées malgré la section du nerf présacré.

D'autre part, des travaux récents attribuent un rôle prépondérant dans la motricité de l'utérus aux centres ganglion-

naires intra-muraux, dont l'existence a bien été démontrée par

KEIFFER. Des fragments d'utérus, mis dans du sérum de Locke à 37° et oxygéné, continuent à se contracter pendant plusieurs heures.

Cette notion nouvelle de système nerveux intra-utérin n’infirme d’ailleurs aucunement les théories qui font agir individuellement sympathique et parasympathique. Les nombreuses racines que reçoit le muscle utérin font admettre l'influence excitatrice ou inhibitrice que subiraient ces centres moteurs intra-muraux de la part des systèmes nerveux extrinsèques. Et les faits cliniques nous permettent de concevoir comme vrai-

semblable l’action élective de tel ou tel système sur les éléments ‘4

musculaires du corps ou du col.

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