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LA CONTRACTION UTÉRINE

Le muscle utérin à terme, hypertrophié et hyperplasié, présente un certäin nombre de propriétés qui vont avoir à se manifester durant le travail.

\ 1) L’Elasticité, qui permet une extensibilité considérable du muscle aux dépens de son épaisseur : inversement la rétractilité de l’utérus tend à le ramener à son volume initial. Cette propriété est inhérente au tissu musculaire lui-même et indépendante de toute action nerveuse.

2) La Contractilité, propriété essentiellé du muscle utérin, ce trouve, elle, sous la dépendance de l’innervation. Il existe une excitation nerveuse permanente qui maintient

le muscle à un certain degré de contraction; c’est cet état d’équi-

libre musculaire que l’on nomme tonicité.

Cet équilibre se trouve parfois rompu par des contractions

- plus fortes. Le muscle utérin en état de tonus faisant tracer à

l'hystéromètre une ligne horizontale, chaque contraction donnera lieu à un « clocher »; la contraction est une augmentation passagère du tonisme utérin.

L'on sait que les contractions utérines se montrent dès les premiers mois. Elles sont intermittentes, indépendantes de la volonté, mais peuvent être cependant modifiées par certaines influences morales; le médecin sait que son arrivée entraîne parfois l'arrêt momentané des contractions au cours du travail

Au cours du travail, les contractions deviennent rythmées

EE

et c’est là le signe principal du travail. Les contractions alter-

nent avec des périodes de repos pendant lesquelles le muscle

utérin demeure en état de tonisme.

A mesure que l’on approche de l'expulsion, Les contractions augmentent en intensité et en durée, alors que les intervalles de repos diminuent.

Cliniquement : la contraction utérine s’apprécie

— par le palper; la contraction semble occuper tout le muscle en même temps;

— par les manifestations de la parturiente, qui perçoit à chaque contraction une douleur, qui commence un peu après le début de la contraction et se termine un peu avant la fin; S

— par Phystérométrie : qui permet l'obtention d’un graphique, sur lequel on observe des clochers, régulièrement espacés augmentant en hauteur et en fréquence, correspondant aux contractions qui alternent avec des lignes horizontales correspondant au tonisme du muscle utérin. | Ù £a

La contractilité du muscle utérin dépend de son excitabilité.

La contraction utérine se produit sous l'influence d’excitations nerveuses dont le point de départ est multiple; les massages du muscle utérin, les examens, palper, toucher, déterminent des contractions, ainsi que l'excitation de la surface interne du segment inférieur, par un instrument ou par la présenta-

tion ou la poche des eaux. La cause du rythme des contractions

pendant le travail n’est pas élucidée.

Effets des contractions utérines pendant la grossesse :

La région moyenne du corps utérin demeure la plus puis- "SR

sante, la plus musclée des régions de l'utérus. Le fond, plus mince, se soulève et s’amincit encore. Pa La région sus-cervicale qui s’amincit, s’élonge en se « dé- % musclant », formant ainsi le segment inférieur. # Enfin, le col subit en fin de grossesse, une Ho s qui aboutit à son effacement. Les fibres longitudinales tirent

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vers le haut, tendant à « déshabiller » le pôle inférieur de l'œuf de sôn vêtement utérin; d’après GOERTTLER, il s’agit d’une ver- ticalisation des spires musculaires inférieures. L'orifice interne s'évase, le col se transforme en un entonnoir ouvert en haut, puis en un diaphragme mince, horizontal, percé d’un orifice, l’orifice externe, encore à peu près fermé. |

| Le moment du début de cet effacement n’est pas précisé, mais l’effacement doit être en principe terminé lorsque commencera la dilatation.

Effets des contractions utérines pendant le travail : la dilatation : -

Les contractions du travail, avec leur intensité et leur

rythme particuliers, déterminent la dilatation de l'orifice:

- externe du col.

Les contractions du travail sont nécéssaires et suffisantes pour effectuer la dilatation, classiquement l’on attribuait un rôle primordial à la poche des eaux et à la présentation qui, agissant en coin, étaient en quelque sorte énucléées à travers l’orifice du col qui, tiré en haut par la contraction des fibres verticales, devait être bien obligé de s'ouvrir comme le prépuce qui découvre le gland. La dilatation serait ainsi un phénomène passif. Les auteurs modernes (DÉMELIN, KREIS..} ont montré

qu’il n’en est rien, que la dilatation est un phénomène actif ;:

réalisé par les seules contractions même en l’absence du « coin » poche des eaux ou présentation.

La dilatation du col utérin s'effectue fort bien, on le sait, en cas d’avortement, de présentation transversale, où aucun « coin » ne vient la solliciter.

La dilatation serait le résultat de la verticalisation des fibres spiroïdes inférieures disposées horizontalement au niveau du col (GOERTTLER). Il se produit une ascension de l’orifice externe vers le corps par traction des fibres corporéales disposées verticalement; l’élasticité du col est mise en jeu par ces tractions centrifuges, et l’orifice se dilate.

La poche des eaux ou la présentation fœtale ont pour effet

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de mettre en évidence une bn déjà effectuée par l’activité musculaire. |

Nous reprendrons cette question plus loin (cf. poche des eaux).

Voici maintenant ce que l’on observe cliniquement dans les cas tout à fait normaux.

A : DL — Tous les Classiques donnent une description idéale du travail normal.

C'est la description de l’accouchement tel qu’il doit être le 4 plus souvent observé. j

Après quelques signes précurseurs, dus à l’accentuation des contractions utérines, fausses douleurs, écoulement de mucosités sanguinolentes, la femme se met en travail.

On peut suivre alors l’évolution progressive des phénomènes qui aboutiront à l'expulsion de l'enfant. “EH Les contractions deviennent rythmées et se traduisent par des douleurs, d'abord légères, très supportables; ce sont les « mouches », qui laissent à la femme sa EE et fa poussent à l’optimisme. : 2

Les douleurs se répètent toutes les quinze ou vingt minutes, et durent de quinze à vingt secondes.

Chaque contraction est suivie d'un relâchement du muscle utérin. à

Au toucher, on sent le col effacé, et on suit le progrès de la dilatation qui se fait régulièrement. À chaque contraction les Fbords de l’orifice cervical augmentent de consistance puis, dans … les périodes de repos intercalaires, ils reprennent toute leur souplesse habituelle. É

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