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traction utérine et des phénomènes qui en résultent au niveau du col, l'effacement et la dilatation; nous avons vu les rapports 3 étroits qui existent entre ces phénomènes et la contraction du muscle utérin. , 4
L'on concoit donc aisément que les troubles qui frappent À l'effacement et la dilatation seront la conséquence directe d’anomalies de la contraction utérine. Ce sont ces dernières que nous
essayerons tout d’abord d'analyser.
Caractères de la contraction utérine normale. :
L'étude des contractions utérines au cours du travail repose sur l'observation de trois caractères :
— leur rythme;
— leur durée; — leur intensité.
L'observation clinique et la méthode hystérographique permettent d'apprécier ces différents éléments, “qu varient avec le stade du travail.
a) Le rythme : le véritable travail est commencé lorsqu’apparaissent des contractions rythmées, à durée et intervalles réguliers sans discontinuer. Au début, les contractions se reproduisent tous les quarts d'heure. Puis elles se rapprochent, progressivement survenant toutes les cinq ou toutes les trois minutes.
Les contractions doivent alterner régulièrement avec des périodes de repos, de relâchement, pendant lesquelles le musele répare ses forces. Toutefois ce relâchement n'est pas complet, le muscle se trouve en état de contraction minimale, basale (PACHON), c'est cet état que l’on a désigné sous le nom dæ tonus, et qui se traduit sur les tracés hystérographiques par une ligne presque horizontale dont l’ordonnée est à peu près constante, entre les « clochers » de chaque contraction (pl. 3 Le n° 1). Cet état de tonus est d’ailleurs difficile à préciser quan-
titativement. :
s b) La durée : les contractions durent vingt secondes environ < au début,p uis atteignent cinquante à soixante secondes à 1
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fin de la dilatation, pour ne durer que vingt à trente secondes à la période d'expulsion.
c) L’intensité : la force et le caractère des cris de la par-
- turiente, qui traduisent l'intensité des douleurs, peuvent don-
ner une idée de l'intensité des contractions ; mais la douleur étant ressentie très différemment selon les sujets, l’interprétation « par l’ouie » manque de précision; c’est par la palpation du muscle utérin dans son ensemble, et par l’observation de la hauteur comparée des clochers hystérographiques, que l’accoucheur pourra évaluer l'intensité des contractions.
L’intensité croît progressivement avec la marche du travail.
Les dyscinésies de la contraction utérine et les états spasmodiques du muscle utérin.
L'observation attentive d’accouchements après la lecture des classiques montre que cette évolution progressive et disciplinée des contractions se trouve bien souvent en défaut; de nombreuses contractions sortent de leur cadre normal; ces dyscinésies du muscie utérin entraînent la majeure partie des troubles de l'effacement et de la dilatation.
L'étude de ces dyscinésies de la contraction utérine a fait l’objet d’un important travail de DÉMELIN qui distingue deux types de troubles :
— les troubles par défaut (hypo) ; — les troubles par excès (hyper).
Les premiers comprennent les états d’hyposystolie et d’hypotonie, les seconds les états d’hypersystolie et d'hypertonie; car aux troubles de la contraction se combinent des troubles du tonus.
Ces anomalies dont la dénomination laisse surtout prévoir des variations de l'intensité des contractions, portent par contre-coup sur leurs deux autres caractères, rythme et durée.
L'on peut ainsi observer un affaiblissement des contractions, une hyposystolie, par fatigue du muscle utérin, dont le tonus
s’affaisse du même coup. Il s’agit d’une hyposystolie avec hypo-
tonie qui s'inscrit sur l'hystérogramme par l’abaissement de l’ordonnée des oscillations — contractions, concurremment avec