‹ L'Accouchement DirigéChapitre 26 sur 50 · ETAT ES · texte numérisé non relu

ETAT ES

l'effondrement de la ligne à peu près horizontale du tonus (pl. 3, n° 2). Les contractions, très faibles, sont de plus courtes et espacées. Cet état conduit au relâchement du muscle utérin qui correspond à ce que les accoucheurs nomment depuis longtemps . l’inertie utérine.

D'autres fois l’on se trouve en présence de contractions anormalement fortes (hypersystolie) de durée inégale, et de rythme irrégulier; étant donné que le rythme de ces contractions se trouve être en général trop fréquent, que les contractions se rapprochent, l'intervalle entre les douleurs devient insuffisant ainsi que le relâchement nécessaire. Les contractions anarchiques peuvent conduire à un état particulier qui a fait l’objet principal des recherches de l’Ecole Strasbourgeoise c'est l’état spasmodique. |

La définition physiologique du spasme est « l'arrêt en contraction d’un muscle lisse ». L’utérus spasmé est en état de contraction permanente; l’ordonnée correspondant au tonus est élevée et rejoint celle des contractions; l'amplitude des contractions est devenue minime; le muscle utérin est donc hypertonique mais hyposystolique (pl. 3, n° 3); il est en contracture en état de spasme.

Le cas précédent, où l'utérus était hyposystolique et hypotonique (inertie) doit donc être opposé à l’hyposystolie qui s’accompagne d’hypertonie (contracture). Si dans le premier cas le muscie épuisé voit en même temps que ses contractions s’effondrer son tonus, dans le second, ce tonus reste élevé, surélevé même; il s’agit d’une « fausse inertie » que l'on doit se garder de confondre avec l’inertie vraie, et surtout de traiter par des ocytociques qui dans de tels cas provoquent des désastres.

Topographie des spasmes utérins.

L'état spasmodique peut s'étendre à la totalité des fibres musculaires de l'utérus ou se localiser à un segment quelconque du muscle. L'on observe ainsi des spasmes localisés au corps et des spasmes localisés au col. Ces derniers présentent un intérêt tout particulier, et SCHICKELÉ insiste sur les spasmes de l’orifice externe, qu'il considère comme une contraction active, compa-

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2 PLANCHR III. — Schémas hystérographiques

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