‹ L'Accouchement DirigéChapitre 35 sur 50 · ERA · texte numérisé non relu

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pendant la douleur, que forment, à mesure que l’orifice se dilate, les membranes qui s’y présentent et s’y engagent ». Nous dirons plus simplement avec VARNIER « portion des membranes que l'orifice met à nu en se retirant », insistant en même temps sur le fait que l’orifice ne s'ouvre pas sur place mais se trouve attiré, aspiré en haut par le corps utérin.

‘ Cliniquement la poche des eaux représente donc la partie du pôle inférieur de l'œuf, accessible au doigt à travers l’orifice cervical dilaté. .

Classiquement, la poche des eaux persiste jusqu’à la dilatation complète, ou à peu près, et elle se rompt spontanément à ce moment, alors que la pression du liquide amniotique vient à bout de la résistance des membranes. La rupture des membranes à la dilatation complète est dite tempestive, ce qui laisse entendre que toute rupture se produisant à un autre moment sera qualifiée d’« intempestive ». Ce terme”dénonçait tout le caractère anormal d’une rupture survenant avant la dilatation complète. Et il était bien recommandé de ne pas toucher à la poche des eaux avant cette période, sous peine de complications graves.

. Le rôle de la poche des eaux était en effet considéré comme

primordial. Tout d’abord, elle devait être le principal agent de la dilatation du col. Elle agirait, sous l'influence de la pression

hydrostatique mise en jeu par les contractions utérines, comme

un coin qui, s’insinuant vers le bas, contribuerait à la dilatation de l’orifice cervical, et à l'expulsion du fœtus. Aussi il y aurait de graves inconvénients à détruire cet efficace agent de dilatation par une rupture « intempestive » des membranes.

On s’exposerait à un certain nombre de complications comme

l'arrêt du travail, l'æœdème du col.

D'autre part, la poche des eaux représenterait un moyen de protection essentiellement efficace contre l'ascension dans l'œuf des germes vaginaux, contre l'infection ovulaire. L’intégrité des membranes jusqu'à la fin du travail serait donc le plus sûr moyen d'éviter des complications infectieuses intra-utérines.

Done, classiquement, le rôle de la poche des eaux serait con-

rÉ

p À RE sidérable, d’une part comme agent de dilatation, d'autre part à comme agent de protection de l'œuf.

Il convient donc pendant longtemps de respecter absolument Dr: la poche des eaux jusqu’à la dilatation complète. Quelques | $ auteurs allèrent même plus loin, tel l'Américain BYFORD qui, en 1885, conseillait de respecter la poche des eaux même après la

dilatation complète, afin de produire une dilatation vulvaire

dpt a

AC 308 moins brutale. ù 2 hs Mais nos grands traités se contentent de préconiser la rup- k ; L L ture àdilatation complète lorsqu'elle ne se produit pas sponta-

à nément. Celle-ci pratiquée, disent-ils, aussitôt l'expulsion com-

mence.

x De nombreux observateurs avaient cependant remarqué que

ka la rupture de la poche des eaux avant la dilatation complète

ps - accélère souvent la marche de la dilatation, et certains auteurs

se. | eurent l’audace de préconiser la rupture précoce des membranes

ÈS d’une façon plus ou moins systématique (VAN DER HOVEN en U 1912). Ces idées ne trouvèrent que peu d'audience officielle. | 4 Toutefois certaines indications de la rupture artificielle des

“2 -membranes se trouvèrent admises et précisées (PINARD), d’une

6 part, lorsque les tiraillements par les membranes tendues déter-

+4 minent un danger immédiait, comme dans les cas d'insertion basse du placenta et de décollement prématuré du placenta normalement inséré, d'autre part dans certaines difficultés de l’ac-

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