‹ L'Accouchement DirigéChapitre 47 sur 50 · DENTS RER · texte numérisé non relu

DENTS RER

Les douleurs s’espacent (après rupture de la poche des eaux par exemple).

2 U. I. de posthypophyse.

De ces quelques observations-types (que nous pourrions multiplier à l'infini en montrant les diverses combinaisons possibles de toutes les anomalies justiciables du traitement), nous tire- rons les conciusions que nous disposerons sous forme de

tableaux (très schématiques).

1) Travail normal :

a) au début (col en voie d’effacement, contractions déjà rythmées, poche des eaux intacte) : attendre 1 f. Rupture artificielle des membranes. Si l’on veut 1 cc. spasmalgine + 2 U. I. posthypophyse, (ce dernier médicament sera déconseillé cependant au début du travail chez la primipare) ;

b) en cours (col effacé, contractions rythmées, poche des eaux rompue, dilatation progressant bien) ;

1 — Xpare : rien.

2 — 1 pare : rien, ou si l’on veut instituer un traitement prophylactique, 1 cc. spasmalgine. A renouveler toutes les 20 minutes si besoin.

II) Spasme du col et du corps :

1) Avant la rupture des membranes :

a) col avant 1 f. — 1 cc. spasmalgine ; b) col à plus d1 f. — rupture + 1 cc. spasmalgine.

2) Après la rupture des membranes — 1 cc. spasmalgine

en répétant si besoin.

"TIT) Spasme du col + hyposystolie du corps — 1) Avant la rupture des membranes :

a) col avant 1 f. — 1 cc. spasmalgine; b) col à plus d’1 f. — rupture + 1 cc. spasmalgine + 2 U. I. posthypophyse.

2) Après la rupture : 1 cc. spasmalgine + 2 U. I. posthypophyse.

IV) Hyposystolie et hypotonie de l’utérus entier :,

1) Avant la rupture :

a) col avant 1 f. — rien, attendre; ne b) col à plus d’1 f. — rupture + 2 U. il posthypophyse auxquelles on ajoutera 1 ec. de spasmalgine si le travail en est encore à son début. ; 2) Après la rupture : 2 U. I. posthypophyse, à répéter 1/2 heure après si besoin.

Nous ajouterons enfin :

V) -Expulsion :

1) Normale — rien (ou 2 U. I. posthypophyse). l 2) Ralentissement des contractions — 2 U. I. posthypophyse. ; 3) Arrêt des contractions — a) souffrance du fœtus — forceps; à b) pas de souffrance du fœtus — posthypophyse. | F5 Tout ceci évidemment à titre de ligne de conduite générale, “ | susceptible d'être modifiée dans ses détails selon l’évolution des phénomènes suivis cliniquement. J

QUELQUES APPLICATIONS PARTICULIÈRES DE LA MÉTHODE D’ACCOUCHEMENT DIRIGÉ

En plus de l’action opérée sur le travail proprement dit, visant seulement à éviter ou supprimer les dyscinésies du muscle utérin, la méthode d’Accouchement dirigé nous offre de pré- ‘0

cieuses ressources dans certains cas particuliers. | ER

Le

1) Elimination du « faux travail >» — -— nous avons déjà envi- à: sagé cette question. Voici une observation : "TpaT el 4 membranes intactes. Orifice perméable pour le doigt. :. La femme ressent quelques douleurs de pius en plus pénibles. 1 cc. spasmalgine (ou un suppositoire). à

Deux éventualités : : “4 a) contractions cessent — il y a « faux travail ». U même épreuve lorsque le même QEE de con. y tractions réapparaît ; :

b) contractions RTE — Ja femme est en | travail. 6

Re, et

I) Traitement d'urgence de certains spasmes mettant le | fœtus ou la mère en danger —

L'on observe parfois, au cours d’une extraction de fœtus par le siège, un spasme violent du col qui, se contractant solidement sur le cou du fœtus, empêche toute manœuvre d'extraction de celle-ci. Dans un tel 1 cas, le Professeur H. BÉDRINE (de Lille) a préconisé - je et utilisé la spasmalgine injectée par voie intraveineuse. Les résultats sont excellents. Voici une observation empruntée à cet auteur, et que nous nous permettrons de résumer :

A la fin d’une version podalique avant dilatation + complète, pour phénomènes de souffrance fœtale, lors der de l'extraction de la tête, la rétraction très serrée du EEE

col sur la tête dernière empêchait d'atteindre ia bou- ; ï | che du fœtus qui avait par malchance tourné en avant :sÈe sous la symphyse. « Une injection intraveineuse de ie spasmalgine a amené ün résultat vraiment inespéré », Ce le spasme a cédé quelques secondes après l'injection, « sous le contrôle même de la main in utero ». L’ac- 4 tion du médicament administré par voie intravei- ES neuse est plus rapide et plus intense que par les voies sous-cutanée, intra-musculaire ou rectale. Ce mode d'administration trouve donc son application lorsqu'il faut agir vite et de façon intense, en cas de spasme ME violent, de menace de rupture utérine, etc... +2 THE

III) Injection de spasmalgine avant une intervention obsté- si tricale — Le Professeur PAUCOT (de Lille) emploie la Re spasmalgine intraveineuse avant toute version par | manœuvres internes. Cette technique constitue une sage précaution. à

IV) Application de l Accouchement dirigé à l’épreuve du travail — Quand on se trouve en présence d’un rétrécissement pelvien susceptible d’être franchi, il est de notion classique de soumettre la femme à l’épreuve du travail.

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