‹ L'Acétylarsan dans le traitement de la syphilis nerveuseChapitre 17 sur 49 · LAPIN · texte numérisé non relu

LAPIN

Injection intra veineuse (une seule injection)

0,10 : toléré.

0,20 : toléré.

0,25 : toléré.

0,40 : toléré.

0,50 : mort en huit jours : Congestion pulmonaire petites hémorragies à la surface des reins.

4 gr.: mort en 2 jours.

2 gr.: mort en quelques heures : congestion pulmonaire ; congestion intestinale ; albuminurie. |

Quant à la destinée de l’Acétylarsan dans l’organisme, à la fixation et à l'élimination de ce corps, elles ont fait l’objet d'un récent travail de M. Thoral qui les a étudiées

PS D Pan

comparativement à celles des arsénohenzènes ; ceux-ci possèdent un hépatotropisme très prononcé, un néphrotropisme faible, une neurotropisme nul ou peu accentué, du moins en ce qui concerne le cerveau ; pour ce qui est du liquide céphalo rachidien, la question a fait l’objet de nombreuses recherches et ne semble pas encore avoir reçu, à l'heure actuelle, de solution définitive. ;

Engurau, Bulman ,Gorham et Davis (1913) n’ont jamais trouvé d’As dans le liquide céphalo rachidien, après injection intra veineuse de salvarsan. )

Sachs (1917), par contre, déclare qu'on constate. la présence d’As dans le liquide céphalo rachidien quelques instants après son introduction dans les veines.

H. Barbat (1918) retrouve de l'AS dans le liquide céphalo rachidien en faisant suivre les injections intra vei-. neuse de 606 d’une ponction lombaire.

Enfin Brahme (1923), cherchant l’As dans le liquide céphalo rachidien, 1° après ingestion d’As minéral ; 2° après injection intra veineuse de salvarsan, n’a pu en déceler la présence quê si le liquide donnait des signes d'irritation méningée : dans ce cas les quantités trouvées variaient de 0 mmgr. 003 à 0 mimer. 035 pour 10 ce. de liquide.

Pour l’Acétylarsan, M. Thoral a constaté :

Au début, une attraction spéciale du rein qui s’en débarrasse par la suite, un hépatotropisme toujours faible et un neurotropisme un peu supérieur à celui du novarsénobenzène. | |

MM. Sarvonat et Thevenon ont cherché quelle était la localisation des différents arsenicaux dans les centres nerveux. Ils injectent dans les veines du lapin, à intervalles

HESON Le

réguliers, en 10 jours, successivement : 0,20 — 0,10 — 0,10 — 6,10 — 0,10 de rhodarsan ou d’acétylarsan par kgr., et 0,15, puis 0,075 de tryparsamide, représentant la même quantité d’As. Trois jours après la dernière injectiou, l’animal est tué, l'appareil circulatoire lavé à l’eau salée, le cerveau recueilli et détruit selon la technique de Morel et Heulier ; l’arsenic est dosé suivant la méthode de Gutzeit modifiée par Thoral.

Voici-les résultats de ces auteurs :

POIDS POIDS AS : s AS TOTAL :

DU LAPIN [DU CERVEAU POUR 100 gr.

2 k. 400 10 gr. 600 |0 mmgr. 015,0 mmgr. 141

BRHOPARSAN... Ce ee =

-2.k..500 9 gr. 500 [0 mmgr. 025|0 mimgr. 263 Ke ———— 2 k. 450 9 gr. 200 |0 mmgr. 015/0 mmgr. 163 ACÉTYLARSAN.« 2:k: 100 9 gr. 900 |0 mmgr. 0370 mmgr. 373

2 k. 100 9 gr. 920 [0 mmgr. 015[0 mmgr. 153

TRYPARSAMIDES e— PE

ko Cu

150 9 gr. 490 [0 mmgr. 0120 mragr. 126

HE TPE

Dans une expérience antérieurement faite, l’animal est tué après une injection unique de 0,20 d’acétylarsan ou de rhodarsan. Le lendemain, ce dernier médicament ne se retrouve pas dans les centres nerveux, tandis qu'après l'injection d’acétylarsan, on retrouve 0 mmgr. 002 à 0 mmgr. 003 d’arsenic.

D’autres expériences ont été faites par ces mêmes au-

‘teurs, concernant le passage cle l’arsenic dans le liquide ‘ céphalo rachidien du chien.

Voici les résultats obtenus, 18 heures après une Injection sous-cutanée d’Acétylarsan ou de rhodarsan, de 0,02 par kilo, comparés à ceux obtenus après une injection de tryparsamide de 0,015 par kilo d'animal.

Is permettent d'observer que la tryparsamide ne semble pas avoir, plus qu’un autre, d’affinité spéciale pour le systême nerveux, propriété qu’on lui accorde. généra-

lement.

POIDS VOLUME DU As en mmgr.

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