ETATS
En 1924 épisode fébrile avec céphalée, sueurs profuses, tachycardie, légère albuminurie, fatigabilité ; mais, un ou deux jours avant le début de cet épisode, quelques signes de déficit psychique, asthénie intense, hypocondrie. On fait le diagnostic d'épisode confusionnel léger toxi infectieux chez un spécifique. L'examen du liquide céphalo-rachidien montre :
Albumine : 1 gr. 50.
Géllules 5, 1,4.
BW +++.
Benjoin colloïdal très positif.
L'azotémie, après 3 jours au lait, est de 0,60.
Albumine urinaire : 0,50.
Pas d'Argyil, ni de tremblement, dysarthrie légère, réflexes vifs, mutisme.
Orientation auto et allo psychique nettement atteinte Pas d'hallucinations.
Pas d'agitation.
Le i5 juin on commence un traitement : diurétiques, diète, el, en même temps, une injection intra-musculaire d’Acétylarsan (3 ce. tous les 4 jours).
Amélioration immédiate, et qui ‘est surtout marquée après la 3° injection.
Les phénomènes généraux s'amendent, La réponse est rapide et adéquate.
L'activité psychique reprend, l'orientation est excellente.
A partir du {® juillet, l'amélioration est considérable.
En septembre 1924, le malade a repris ses occupations personnelles pénibles et délicates. Rien ne subsiste plus de la période confusionnelle.
Vingt ampoules d'acétylarsan ont été injectées.
La B. W. du Sang a été faite. Elle reste très positive.
N. B. — Le docteur Riser à qui nous devons cette observation, ajoute : Nous sommes en présence d'un cas difficile à interpréter ; il est évident que le malade est atteint de méningite chronique, qui paraît irréductible, 7 ans après le chancre, le L. C. R. étant encore très altéré, Mais faut-il considérer cet épisode confusionnel comme traduisant une atteinte légère du parenchyme par le spirochète ? Ce serait alors une des formes de psychoses sur lesquelles on discute depuis plusieurs années : le traitement par lParsenic et le bismuth doit alors être immédiatement appliqué.
.Ou bien le malade a-t-il simplement présenté un épisode toxi infectieux confusionnel, banal, sans liens immédiats avec
Me AL
la syphilis, surajouté. Ces épisodes sont éminemment passagers et curables ; et dans cette observation on pourrait mettre la guérison sur le compte, non pas du traitement par l'Acétylarsan, mais de la cure de. désintoxication.
Je dois ajouter que la première hypothèse est la plus vraisemblable, celle d'une psychose syphilitique, car cet état confusionnel n'avait pas été amélioré par un traitement antitoxique suivi par le malade depuis plus de 3 semaines; tandis que l'Acétylarsan semble avoir déterminé une rapide amélioration, sans récidives d'aucune sorte.