OBSERVATION XVIII
(Service de M. Favre)
-B. F., expéditionnaire à Lyon.
Entre à l'hôpital en novembre 1924.
I à eu en 1916 un accident primitif qui n'a pas été traité.
Le début de l'affection actuelle a été marqué par des signes de défaillance générale, amaigrissement, épistaxis, et par une fièvre continue. Bientôt apparaissent des troubles moteurs le malade se guide mal dans l'obscurité. Impuissance génitale, Depuis deux ans, avec une conservation assez bonne de l'état général, persiste une température irrégulière avec poussées successives à caractère onduiant.
On fait un premier traitement au cyanure, puis 6 néos à petites doses, puis ? quinby. A cette occasion, le malade à fait des troubles de la ‘parole pendant 24 heures.
A l'examen, on constate une abolition des réflexes achilléens. Pas de Romberg. Pas de signes nets d’incoordination. Pas de troubles de la sensibilité cutanée. Pupilles inégales, la droite réagissant faiblement. Pas de diplopie.
Le malade se plaint de douleurs dans les bras, les jambes, avec sensation d'engourdissement.
Le 14 janvier 1925, on commence un traitement à l'acétylarsan : la fièvre, jusque-là îrrégulière, avec des sommets atteignant jusqu'à 39° tombe à 37°, après avoir fait, après la première injection une montée à 40°. On fait 12 gr. d'acétylarsan