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déterminant aucune douleur ni aucune formation d’abcès : l’antisepsie banale suffit
Voyons, maintenant, les résultats que nous avons obtenus. Parmi les observations que nous avons recueillies, ‘nous ne retiendrons que les Cas qui ne peuvent pas prêter à confusion, où la syphilis a été sérologiquement dépistée.
Comme nous l'avons déjà fait, nous classerons ces cas en trois catégories :
1° les uns relèvent de méningite ;
2° d'autres sont des lésions myelo encéphaliques, les unes circonscrites, en foyer, les autres diffuses ;
3° les derniers sont des tabès.
. Dans les premiers nous retiendrons, en particulier l'observation [, qui nous montre la guérison d’une diplopie chez une syphilitique avérée.
Dans l’observation HT :'ramollissement cérébral : méningite syphilitique hémorragique, nous notons également une grosse amélieration.
S'il s’agit, non plus de méningite, mais de lésions circonscrites, comme telles d'apparition plus récente et contre lesquelles la thérapeutique est d’une efficacité plus marquée, nous obtenons des résultats plus significatifs : des hémiplégies, prises tout au début, il est vrai, ont été rapidement jugulées ; nous en avons un exemple net dans l'observation VI où le malade après 4 gr. 50 d’Acétylarsan, était complètement guéri cliniquement.
Sur des lésions diffuses, l’acétylarsan a une action
LRO
plus lente : leur date d'apparition plus ou moins ancienne limite l’action de toute thérapeutique : le processus dégénératif est déjà avancé : s’il n’est plus question de parler, dans ces cas, de guérison, il nous semble que l’on puisse lui accorder, en même temps qu’une certaine influence eutrophique, une améhoration appréciable des symptômes subjectifs.
Dans les cas de tabès où nous l'avons appliqué, nous croyons que l’acétylarsan a eu un rôle heureux. Il ne s’agit pius, dans le cas particulier, de se servir d’un médicament d'attaque ; les améliorations qu'il serait susceptible d’amener pouvant avoir leur contre-partie dans l'apparition d'accidents graves. Dans l’observations XVIT, nous avons affaire à un sujet âgé auquel son état de santé interdit le néo, et chez qui le bismuth n’est plus possible : l’acétylarsan, qu’il supporte facilement, lui permet de suivre un traitement, sans que ses occupations en souffrent.
Et c’est par ce point, que l’acétylarsan à de l’impor-tance et doit attirer l'attention. Nous n'avons pas la prétention de vouloir remplacer le néo, qui a fait ses preuves, pour lui substituer un autre dérivé arsenical qui n’a pas encore subi l'expérience des années. Mais, ce que nous avons voulu’ montrer, c’est que, tout en étant doué d'une toxicité moindre que celle des arsénobenzènes, il peut occuper, à côté de ceux-ti une place de premier plan. Son absence de réactions sur le liquide céphalo rachidien normal, son activité rapide sur les manifestations cytologiques, son pouvoir de fixation sur les centres nerveux, l’indiquent particulièrement dans le traitement de la syphilis nerveuse. En présence d’une maladie
pue
à allure chronique, à évolution prolongée, il est utile d’avoir à sa disposition un produit dont l’administration et la tolérance sont égàlement faciles, permettant un traitement continu, sans que le malade interrompe ses occupations. Il représente pour nous un médicament d'une haute portée pratique ; permettant de réaliser au mieux la méthode des doses petites et répétées, dont Sicard s’est fait le défenseur, 11 a, de plus, l'avantage de mettre l’arsénothérapie au service de tous les malades et à la portée de tous les praticiens.