AURAS
| ques introduites par la voie sanguine de diffuser moins par” cimonieusement dans le liquide céphalo rachidien. Malheureusement les résultats n’ont pas répondu à ces vues théoriques, et, si quelques tabétiques ont vu, par ce traitement, leurs douleurs s’atténuer, disparaître même pendant quelques temps, il faut mentionner, en regard, l’apparition de troubles vésicaux, d’algies sciatiques, etc.
D’autres auteurs ont eu recours à des procédés indirects : Swift et Ellis injectent dans le liquide céphalo rachidien, du sang de sujets ayant reçu du salvarsan. MM. Tzanck et Marcorelles injectent du sérum de malades dans tequel on fait dissoudre 0,003 à 0,006 de néosalvarsan, On a même recommandé de faire Simplement précéder d'une ponction lombaire évacuatrice l’injection intra veineuse de néosalvarsan, qui agirait ainsi plus activement.
M. Dufour, partant d’une idée semblable, préconise le traitement associé médico-chirurgical ou traitement sousarachnoiïdien cérébral, dans la Paralysie générale.
Mentionnons encore les injections intra rachidiennes et intra ventriculaires.
Dans un autre ordre d'idées, nous signalerons la méthode de traitement par inoculation du paludisme (Wagner), ainsi que les médications pyrétogènes, telles que les injections sous-cutanées de nucléinate de soude, de peptone, de lait, de sérum de cheval, ou.les injections intra veineuses d’or colloïdal.
Nous citerons encore, pour être complet, les méthodes qui tendent à favoriser l’action du médicament par une narcose préalable à l’éther ou au chloroforme (Sicard), une injection préparatoire de morphine ou de somnifène (Cestan et Riser), tous procédés encore à l’étude.
de gi
Quant au bismuth, le dernier né de la thérapeutique antisyphilitique, il est doué d’une remarquable activité visà-vis des accidents de la tréponémose et, sans avoir d’affinité élective pour le système nerveux, les sels de bismuth semblent très bien réussir dans la thérapeutique de la Syphilis nerveuse. Injecté sous forme de tartro bismuthate de potassium, de sodium, d’hydroxyde de bismuth, ete., il rend les plus grands services chez les syphilitiques qui ne supportent pas l’arsenic, dans les Syphilis arseno résistantes et arseno récidivantes, et comme traitement de consolidation.
A laquelle de ces médications donner ia préférence ? On ne peut être, à ce sujet, d’une intransigeance absolue : aucune ne s’exelue ; leur aide mutuelle apparait nécessaire. Mais l'expérience a montré que la médication arsénicale était la plus puissante, donnant des améliorations là où toute autre échouait. Pour qu'elle puisse agir avec le maximum d'efficacité, il faut qu'elle soit prolongée suffisamment, à petites doses répétées (Sicard) dans la limite de la vigilance et de la sécurité, réalisant ainsi au mieux la continuité Soutenue et prudente dans l'effort thérapeutique. A neuro syphilis, traitement chronique.