‹ L'Acétylarsan dans le traitement de la syphilis nerveuseChapitre 7 sur 49 · FEES · texte numérisé non relu

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Le Mercure peut avoir son utilité au cours des hémiplégies et des paraplégies, chez quelqües tabétiques, mais conditionnellement seulement, et dans une certaine mesure chez les sujets à constitution floride et: au début de leur maladie.

Si l’on s'adresse soit aux P. G., soit aux seléreux cérébraux où médullaires avec paraplégie ou hémiplégie spasmodique, il devient inutile ou même nuisible. Inutile à petites doses parce qu'inefficace, il devient nocif pàr les troubles qu’il entraine, si on le manie à fortes doses. Il ne peut être, dans tous les cas, qu’un pis aller en cas d'idiosynerasie arsenicale. =

La médication iodée et iodurée a comme principal représentant, l’iodure de potassium. Excellent résolutif des artérites, néoplasies syphilitiques, gommes, tubercules, syphilides hypertrophiques et végétantes, ce n’est pas un antiinfectieux à proprement parler.

Ces deux médicatiens durent céder le pas à la thérapeutique arsenicale. Venus les premiers, l’atoxyl, l'hectine, l’arsacétine furent abandonnés quand en 1910 Ebrlich proposa le 606, salvarsan allemand ou arsénobenzène français. C’est le plus actif des corps de ce genre ; mais la complexité des manipulations nécessaires à préparer la solution destinée à être injectée dans les veines, les précautions dont i! fallait s’entourer, la violence des réactions consécutives à son injection le firent abandonner à son tour et remplacer par le néosalvarsan ou novarsénobenzène ou 914. Il est sensiblement moins actif, mais beaucoup plus maniable, puisqu’injectable dans les veines en solution concentrée, et également moins toxique. Après lui d’autres arsenicaux ont vu Je jour,

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nous ne citerons parmi eux que 1116 où Galyle Mou--

-néyrat, le 102 ou Luargol, le Néosilbersalvarsan, utilisés

en injection intraveineuse en cas d’intolérance pour Île 94%, mais à faible dose (0,10 à 0,30), le Sulfarsénol de Lebnhoff Wyld, peu toxique et injectable par la voie sous cutanée, le 132 où Eparseno qui rend de grands services chez les malades fragiles.

Mais, à côté de l’efficacité certaine des arsénobenzènes dans la cure d'attaque de la syphilis, il faut compter avec les contre-indications et les accidents que comporte leur emploi : une insuffisance hépatique, avérée ou latente,

- une insuffisance rénale, en sont des contre-indications très

nettes. Quant aux accidents, ils résultent, les uns, de phénomènes congestifs, passagers se développant au niveau de lésions syphilitiques (réaction de Jarisch Herxheimer), donnant en particulier, au niveau des méninges, du cerveau, de la moëlle, des accidents aigus de méningite, de méningo-encéphalite, de méningomyelite, comme si le novarsenie stimulait les foyers tréponémiques. |

Les autres relèvent de la toxicité propre du produit injecté : ils sont le fait d’une intolérance de l’organisme vis-à-vis du médicament : la crise nitritoïde, les troubles nerveux Observés en sont des exemples. Marcel Pinard, dans son Rapport de 1924, reconnait que des accidents graves peuvent survenir, « sans que la plus légère faute où imprudence ait été commise ».

C’est cette crainte bien justifiée des accidents qui à conduit à essayer l'introduction du médicament par d’autres voies : l’olarsol, de Balzer, le glycarsol, la solution aqueuse analgésique de Poulard, employés à petites doses

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répétées et prolongées, ont été, parmi beaucoup d’autres, employés par la voie sous cutanée et intra musculaire, sans mettre les malades à l’abri des accidents possibles.

La méthode classiquement et couramment employée par presque tous les syphiligraphes est celle de l’injection hebdomadaire, à doses progessivement croissantes. Chaque semaine, on pratique une injection intra veineuse. À point de départ de 0,15, elle arrive jusqu’à 0,75-0,90 et même i gr. en 6 ou 8 injections.

Sicard n’en est pas partisan ; à 0,15 elle est inefficace ; à 0,75 elle présente des dangers. À cette méthode il préfère celle des petites doses répétées quotidiennement, ou tous les deux jours : elles permettent, selon lui, de soumettre le malade à un traitement intensif, sans redouter les crises de nitritoisme ou les réactions rénales ou hépatiques ; la tolérance se ferait ainsi progressivement, sans branle-bas, en particulier si les premières injections sont cutano musculaires. Avec cette technique Sicard aurait obtenu des résultats sensiblement supérieurs.

On s’est adressé, ces dernières années, à une autre voie d'introduction que celles jusqu'alors employées : la voie rachidienne. Il était logique d’y penser, étant donné la résistance que la neurosyphilis offre, dans certains cas, à la thérapeutique classique par voie veineuse’ ou cutano musculaire, et la facilité d'introduction, par ponetion lombaire, des substances modificatrices au sein du liquide céphalo rachidien. Depuis 4900, M. Sicard et, après lui son élève Ducros, soutenaient que si l’on associait à une injection rachidienne un traitement général par voie veineuse, ou musculaire, à la faveur de l’irritation méringée ainsi produite, on permettait aux substances thérapeuti-

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