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pieds de l’enfant qui est devant vous. Pendant toute cette évolution, il y a eu de la fièvre, d’abord au voisinage de 39°, puis en plateau autour de 38°, enfin, descendue en Ilysis à la normale, tandis que le pouls, très rapide, au début (à 140), se ralentissait progressivement.
Cet enfant est traité par le gardénal (0 gr. 02) et par l’urotropine (0 gr. 50) et surtout par les injections d’acétylcholine, au taux de 2 centigrammes tous les deux jours. Ce traitement a donné une amélioration rapide et remarquable; les troubles psychiques ont presque disparu, le sommeil est revenu, le poids augmente de nouveau et l’enfant, au moment de sa présentation, est presque complètement guéri.
Peu après MM. JANET, Pierre VALLÉRY-RADOT et Mile HuauEr publiaient deux observations d’acrodynie infantile particulièrement démonstratives, montrant les effets heureux de l’acétylcholine, résultats d'autant plus intéressants que l’acécholine dans le premier cas fut employée un mois seulement après le début du traitement par les ultra-violets et l’uroformine pendant lequel l’enfant a continué à maigrir et à présenter des troubles vasomoteurs.
Dans l'observation 2, l’acétylcholine fut employée quatre mois après le début de la maladie alors que les troubles étaient à leur maximum. Avec une dose de 2 à 5 cgr. par jour, on put constater rapidement l’amélioration de l’état général et la reprise des forces, la diminution des sueurs. L’érythræœdème des extrémités ne fut guère influencé (Société de Pédiatrie, 20 décembre 1932).
D’autres observations furent publiées, notamment par M. Mourrur (Société de Pédiatrie, 19 juin 1934).
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OBSERVATION IV M. MourRrur.
I s'agissait d’un enfant âgé de 28 mois, présentant tous les signes d’une acrodynie classique et notamment se plaignant de vives brûlures au niveau des extrémités, bien que celles-ci restent glacées. Il exigeait le port continuel de gants de laine, qu’il ne voulait pas quitter, même la nuit. Il refusait de marcher et s’affaissait lorsqu'on essayait de le mettre sur ses jambes.
L'enfant était continuellement moite et, de plus, sujet à des crises de sudalion très violentes.
L'examen montrait que les mains étaient boursouflées, tuméfiées, d’une teinte violacée, lilas sur la face dorsale, rosées sur la face palmaire.
Des injections d’acétylcholine sont prescrites au rythme d’une tous les deux jours (5 centigrammes par injection).
Dès la deuxième, l’amélioration est manifeste, les sueurs ont diminué, le sommeil et l’appétit reviennent.
Le 16 décembre, 14 jours après le début du traitement, et après 6 piqûres, c’est une transformation : l’enfant a repris ses jeux, il urine abondamment, ne réclame plus à boire et les crises sudorales ont complètement disparu. Les pieds ont repris une coloration presque normale, les mains restent infiltrées, mais moins cyanosées.
Une série de rayons ultra-violets est alors commencée, tandis que les parents interrompent les injections d’acétylcholine du 15 au 23 décembre, par suite de circonstances matérielles.
Dès le 20 décembre, les sueurs réapparaissent en plusieurs crises, localisées surtout autour des ailes du nez.
L’agitation réapparaît, les nuits deviennent mauvaises.
Les piqûres sont reprises le 23 décembre et, à la troisième, les sueurs ont à nouveau complètement disparu.
Dès lors, la guérison a été rapide. Il est survenu une légère desquamation des mains, plus marquée autour des ongles.
Le 13 janvier 1934, après 18 injections d’acétylcholine à 0 gr. 05, on peut considérer la guérison comme complète.
M. MourRuT fait justement remarquer que l'effet du