III. — ACTION SUR LES ORGANISMES INFÉRIEURS
Dès 1872, Dumas constate que l’addition d'acide borique . ne hâte ni le départ, ni la fin de la fermentation alcoolique (Agulhon) (1). Ce dernier dans ses expériences sur les organismes inférieurs : levure, ferment lactique, Aspergillus Niger n’a pu voir une influence nette pour de petites doses de bore. L’Aspergillus Niger notamment, de beaucoup le plus sen- : sible de tous les organismes étudiés, ne réagit nullement au bore. Les doses toxiques sont très élevées, il a fallu 5 g. de bore par litre pour empêcher la coagulation du lait par le bacille lactique ; 10 g. par litre pour entraver le développement de la levure ; quant à l’Aspergillus Niger, ce-n'’est qu'avec une solution à 40 g. par litre que tout développement a pu être empêché.
Agulhon (1), a pensé que l’action antiseptique de l’acide borique utilisée dans son emploi pour la conservation des viandes par exemple, pouvait être due à une action empêchant la digestion des graisses par les microorganismes. Il émulsionne 5 g. de beurre dans 5 cm* de liquide de Raulin sans sucre, ajoute 0 mg. 5 d’acide borique, et ensemence avec une culture de Penicillium Glaucum. Au bout d’une dizaine de jours, l'acidité est titrée et les myceliums pesés après lavage à l’éther et dessication. On ne constate aucune différence appréciable entre cette culture et le témoin. IL conclut en disant que l’action toxique de l’acide borique ne se manifeste pas pour les petites doses. I1 ne semble agir
EME Cie ST US EP UOT Re 1 AEPA "Watt RSR TA atOR
PA 4 A USAME OR TM TETE TA:
ANR AA EX MAO EMRTES des RE ETIe
La OUR
comme antiseptique qu’en empêchant la reproduction et le développement cellulaire des organismes et pour cela, il faut de fortes doses. Dans cette expérience le pourcentage de l’acide borique était de 1 p. 2.000 alors que dans la conservation des beurres par exemple, on utilise la proportion de 9 p. 1.000.
L'action antiseptique de l’acide borique est également très discutée par Tanner et Funk (98). II n'empêche la coagulation du lait qu’à des doses telles, que le goût naturel de ce dernier en est détruit (Harrington) (42).