II. — ACTION SUR LES DIASTASES
Les diastases hydrolysantes des hydrates de carbone et des glucosides, ainsi que celles des matières protéiques, fonctionnent encore en présence d’acide borique à saturation à froid. C’est dire que son action empêchante est bien faible. Ii est également inactif sur les oxydases et sur les péroxydiastases, mais il gène par contre l’action de la catalase sans cependant arriver à l’entraver entièrement (Agulhon) (1). Pour Chittenden (18), Foulerton (38), il favoriserait à la dose de 1 p. 2.000 l’action amylolytique de la salive, tandis que le borate de soude posséderait une action inhibitrice marquée. |
L’acide borique, n’augmente ni ne diminue, l’activité de la pepsine en présence de la quantité requise d’acide chlorhydrique, il n’influence également pas celle de la trypsine (Agulhon) (1).
L'indifférence de ce corps n’est pas partagée par Foulerton (38), qui estime qu’à dose élevée, 1 p. 200 et 1 p. 1.000, il exerce une action favorisante sur la digestion pepsique de a fibrine, alors qu’au contraire, le borate de soude à forte
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dose auraït une action paralysante. L’inverse serait constaté dans la mesure de l’activité de la trypsine, l’acide borique à Ia dose de 1 p. 2.000, aurait une action empéchante sur la digestion pancréatique du bœuf cuit, pendant que le borax exercerait une action favorable. De la viande de bœuf, mise 24 heures en contact, dans la proportion de 1 p. 2.000, avec un mélange de 75 parties d'acide borique et 25 parties de borate de soude, devient moins digeste que la viande à laquelle le mélange n’a été ajouté qu’au moment de la digestion.
Pouchet (72) observe dans des digestions artificielles, que l'addition d’acide borique à la solution chlorhydrique de pepsine entrave notablement l’action de cette dernière. Le borate de soude ajouté aux liqueurs pancréatiques alcalines à la dose de 5 p. 1.000 diminue presque constamment et dans une proportion appréciable, la quantité d’aliments digérés.
En fait, à petite dose, l’acide borique ou le borate de soude ne semblent pas perturber considérablement l’activité des sucs digestifs. Le radical bore n’exerce aucune action spécifique, car lorsque des effets ont pu être constatés ce n’est qu'avec de fortes doses et alors, ils paraissent être dus
à la fonction acide ou alcaline du produit envisagé. Toute
digestion en milieu acide étant inhibée par le borax et toute digestion en milieu alcalin entravée par l’acide borique.
L’acide borique exerce une action favorisante sur la coagulation du lait par la présure et cette action est indépendante de la question d’acidité. Elle agirait à la manière de l'acide carbonique et n’interviendrait que comme adjuvant des sels de chaux (Agulhon) (1). Ces recherches confirment celles de Allen (2).
Le borate de soude au contraire, retarde ou empêche, selon sa concentration, l’action de la présure (Haïlliburton) (40). L’addition d’une petite quantité de chlorure de calcium inhiberait cette action empêchante (Allen) (2).
E. Grasset 2
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A l'exception de leur action sur la présure, l’acide borique et le borate de soude, à des doses faibles, sont des corps remarquablement inactifs à la fois dans le sens favorable et dans le sens défavorable sur les phénomènes chimiques de : la digestion. La seule action empêchante constatée par Agulhon (1), est celle que l’acide borique exerce sur la lipodiastase du ricin.