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poids indiqués ci-dessus, aucune trace d’acide borique dans ces divers tissus ou organes,
29 Animaux d'expérience.
Sur les chiens IT, IIT, IV, asphyxiés à l’issue des expériences, à l’aide du gaz d'éclairage, nous avons effectué des prélèvements identiques à ceux indiqués ci-dessus. L’acide borique n’a pu être mis en évidence dans les quan-
tités examinées.
Conclusion. — L'administration par voie digestive, à des chiens, poursuivie pendant huit mois, à petite dose (1 et 2 centigr. par kg. d'animal), s’est montrée dépourvue de toxicité immédiate. Pendant toute cette période, le poids des animaux a subi quelques fluctuations, celles-ci peuvent difficilement être attribuées à l’influence de l’acide borique. Le chien IT pèse exactement le même poids à la fin qu’au début des expériences. Le chien IIT a eu une augmentation de poids de 9 p. 100 et le chien IV une diminution de 12 p. 100 ; on notera que le chien III était le seul chien âgé du lot. A cette dose BASE borique est sans effet sur le poids des animaux.
Cette ingestion à des doses, correspondant au cours des trois derniers mois, à 0 g. 40 par jour pour un homme du poids moyen de 70 kg. ne nous a pas paru donner lieu à une accumulation dans l'organisme canin. En effet, dans de nombreuses parties du cadavre, nous n’avons pu, par la technique suivie et sur les quantités prélevées, mettre l’acide borique en évidence.
Pour résumer toutes les recherches qui ont été faites sur l’animal, on peut dire que l’acide borique et le borate de soude ne paraissent se montrer toxiques qu'à des doses importantes. Ces quantités ne seraient jamais ingérées par l'homme, si ces corps entraient dans la pratique de la conservation des aliments, à moins que cette pratique ne se
généralise et n’envahisse de nombreux produits d’alimentation courante. On doit cependant noter que les jeunes animaux sont nettement plus sensibles que les adultes, mais l’expérimentation animale ne peut nous suffire, car selon l'opinion de Pasteur (81):«Les résultats, même d'expériences directes et précises, n'auraient de valeur que pour les conditions dans lesquelles on aurait opéré, pour tel ou tel animal, pour telle ou telle constitution humaine ».
Afin d'arriver à une plus grande précision nous devons nous adresser à l’expérimentation humaine et en outre examiner les accidents déterminés par la médication borée. Nous essayerons d'étudier l’action du bore chez l’homme, «chez l’homme qui n’est pas l’animal, qui a ses tares plus, nombreuses, ses maladies, son terrain, son psychisme, ses résistances inattendue est ses sensibilités excessives (Lœæper) (57). |