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L'acide cyanhydrique dans les hybrides du Poirier avec le Cognassier

La répartition des espèces à acide cyanhydrique est très irrégulière dans les genres ou les familles : une espèce cyanhydrique peut ainsi former des hybrides avec une espèce voisine non cyanhydrique.

Il est intéressant de rechercher si le principe cyanhydrique de l’un des parents se retrouve dans l’hybride.

Dans le cas de l’hybridation spontanée de la Linaire striée, cyanhydrique, avec la Linaire vulgaire, non cyanhydrique, j’ai pu montrer 1 que l’hybride était lui-même une plante cyanhydrique.

Le Cognassier, dont les feuilles contiennent de l’amygdonitrileglucoside isolé et caractérisé par V. Plouvier 2 , a pu être hybridé sexuellement par Veitch 3 avec le Poirier, qui n’est pas une plante cyanhydrique. En dehors de cet hybride sexuel, connu sous le nom de X Pyronia, il a été observé un certain nombre de types d’« hybrides de greffe » ou -p Pyro-Cydonia.

Les Jardins du Muséum possèdent une collection complète de ces divers types d’hybrides qui ont été décrits à diverses reprises par A. Guillaumin 4 .

La recherche de l’acide cyanhydrique dans plusieurs de ces hybrides a déjà été effectuée par divers auteurs :

V. Plouvier 5 a signalé l’absence d’acide cyanhydrique dans X Pyronia Veitchii var. luxemburgiana, mais sans rien indiquer des conditions de la recherche.

M. Cormier 6 a montre que les feuilles du -p Pyro-Cydonia Winkleri étaient susceptibles de libérer sept fois plus d’acide cyanhydrique que le même poids de feuilles de Cognassier, récoltées en même temps, sans préciser la date de ses essais.

V. Plouvier 7 a confirmé la richesse des feuilles de cet hybride

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