‹ L'acoustique, ou, Les phénomènes du sonChapitre 1 sur 24 · X- ^\ - \ Oi · texte numérisé non relu

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Bruit et son musical. — Grotte de Fingai. — Voix des aniinauv. — Langage des botes. — M. L... et les singes. — Le chien qui parle. — L'animal Haut. — Oiseaux chanteurs. — Insectes. — Reptiles et poissons, — Vie nocturne des animaux dans les forêts.

Le son, c'est le mouvement qui devient sensible à distance. Le repos est muet. Tout son, tout bruit annonce un mouvement. C'est le télégraphe invisible dont se sert la nature.

Aussi bien le son est un appel ; on ne le comprend pas sans l'oreille qui l'écoute, comme on ne comprend point la lumière sans l'œil qu'elle impressionne. Voix, parole, chant, il devient l'auxiliaire le plus précieux ei le plus important de la vie de relation. On sait que les aveugles qui entendent et parlent sont bien supérieurs aux sourds-muets, qui ne vivent que par les yeux. C'est par la voix, fille de l'air, que les êtres vivants se communiquent le plus complètement leurs m^^^'à^xQws»

leurs besoins OU leurs désirs; la voix appelle, avertît, attire ou repousse, menace ou caresse, implore ou maudit... Lorsqu'elle se fait parole dans la bouche de l'homme, elle exprime tout ce que l'esprit peut concevoir ou le cœur sentir. Incarnation merveilleuse qui prête un invisible corps à la pensée, elle porte d^esprit en esprit les passions, la foi ou le doute, le trouble ou la paix. Conçoit-on une humanité muette ?

Nous nous proposons d'étudier le son sous différentes formes, sans noufe préoccuper d'abord de la nature intime des phénomènes auxquels il donne lieu. On verra ensuite que ces phénomènes s'expliquent aussi complètement qu'on peut le désirer, par des considérations tirées de la théorie des vibrations, et que les règles de la musique même découlent en grande partie d'un certain nombre de faits physiques ou physiologiques qui sont du domaine des sciences d'observation. Il ne faut pas cependant que le lecteur s'effraye de cette perspective ; nous ne ferons qu'effleurer ce côté de notre sujet, et nous nous bornerons, dans la plupart des cas, à l'indication des résultats obtenus, sans entrer dans aucun détail sur la démonstration des lois que nous ferons connaître. De cette façon, ce livre pourra être lu sans effort d'esprit par tous ceux qui aiment à comprendre les phénomènes au milieu desquels se passe notre existence.

Les impressions que perçoit Toreille sont très-variées ;

les distingue habituellement en sons mm t eaux et

its. Toutefois cette distinction n a rien de pré-

lE SON DANS LA NATURE. 5

cis; on ne saurait admettre entre les sons ot les hrnits une différence d'essence ou de nature. Tous les bruits se composent de sons de très-courte durée, presque instantanés, et plus ou moins dissonants. D*un autre côté, les sons musicaux, ou, pour parler avec plus de précision et ne rien préjuger sur les définitions, les sons employés par les musiciens, ont souvent une durée excessivement courte, et les combinaisons dans lesquelles on les fait entrer peuvent être parfaitement dissonantes. Où est la limite qui sépare le son musical du bruit? Elle est tracée par le degré de plaisir ou de déplaisir que nous causent les impressions d'un organe dont la sensibilité varie d'un individu à l'autre, et il ne faudrait pas en demander la définition à une personne qui sortirait d'un spectacle de foire.

Le caractère le plus saillant du bruit, c'est l'irrégularité et la discontiimité de l'impression. Le roulement d'une voiture sur le pavé se compose d'une série d'explosions discordantes ; le bruit que fait l'eau qui tombe du robinetd'uneibntaine,est deméme une suite rapide de notes saccadées. Dans le doux murmure d*un ruisseau, dans le bruissement des feuilles, les transitions sont déjà moins brusques ; enfin, dans d'autres bruits tels que les longs mugissements du vent qui s'engouffre dans les cheminées, les notes montent et descendent par degrés insensibles. Dans tous les cas, cependant, nous rencontrons des successions irrégulières de sons hétérogènes, qui se suivent trop rapidement pour laisser h la sensation musicale le temps de naître, tandis que les impressions que constituent les sons musicaux sont assez prolongées pour être perçues distinctement. C'est dans le même fait que réside la différence entre le langage parlé et ' chant. D'habitude, on appelle aussi bruit uw \iv^«

confus de sons que l'oreille ne parvient pas à confondre dans une sensation une et homogène. Ainsi on produira un bruit eu posant la main étendue sur les touches d'un clavier de manière à faire entendre à la fois toutes les notes de la gamme. Il est clair, d'après ces exemples, que la distinction entre bruit et son peut n'être qu'une affaire de convention, et qu'on peut passer par mille transitions de l'un à l'autre, quoique la distance soit grande aux extrêmes. Tout le monde appelle bruit le cliquetis que produisent en tombant des morceaux de bois. Cependant, voici une expérience qui se fait souvent. On prend sept lames de bois dur, de même longueur et de même largeur, mais dont les épaisseurs décroissent de l'une à l'autre suivant une certaine loi. On en laisse tomber une seule sur le plancher ; elle donne un bruit qui paraît n'avoir aucun caractère musical ; ensuite on les jette l'une apfès l'autre, suivant Tordre de leurs épaisseurs décroissantes, et l'on entend parfaitement les sept notes de la gamme.

En frappant sur des cailloux convenablement choisis et suspendus à des fils, les Chinois produisent des sons assez agréables* pour composer une mélodie. Beaucoup d'instruments employés dans les orchestres ne produisent, à parler proprement, que des bruits cadencés qui viennent se mêler à la musique pour soutenir le rhythme; tels sont les cymbales, les castagnettes, les triangles.

La nature inorganique ne produit que des bruits. La voix du tonnerre, celle de l'ouragan et celle de la mer ne sont que des bruits confus ^

Parfois cependant le hasard s'en mêle, et ces bruits

* Les physiciens ne sont pas d'accord sur Texplicalion du tonncrn*. délonalion du coup de foudre esl causée ipat Vébtw^Vftcïvent de l'air

prennent un caractère musical. La statue de Memnon, dont il sera question plus loin, rendait un son au lever du soleil. La grotte de Fingal, dans l'îlot de Staffa, présente un aufre phénomène remarquable. Le fond de cette caverne est fermé et obscur comme un chœur d'église ; des piliers de basalte y figurent un buffet d'orgue noirci par le temps. Lorsqu'on pénètre jusqu'à l'extrémité de la grotte, on aperçoit presque à fleur d'eau une espèce d'antre d'où sortent des sons harmonieux chaque fois qu'une vague en dépasse le bord et que l'eau vient s'y engouffrer. C'est pour cette raison que, dans le pays de Galles, on donne à la grotte le nom de Llaimh binn, qui signifie cave à musique.

Pour obtenir du vent des notes musicales, on lui offre les cordes d'une harpe éolienne, — de six à dix cordes à boyau, tendues sur un cadre de bois léger qui est muni d'une table de résonnance.

Dans le monde des animaux on rencontre une variété infinie de bruits et de sons musicaux ; ces bruits et ces chants constituent le langage des bêtes. « Les oiseaux, dit le P. Mersenne, les chiens et les autres animaux font un autre cri quand ils se fâchent, quand ils se plaignent ou qu'ils sont malades, que quand ils se réjouissent et se portent bien, et la voix est plus aiguë, en la tristesse et en la colère, que hors de ces passions; caria bile fait la voix aiguë, la mélancolie et le phlegme la fait grave, et l'humeur sanguine la rend tempérée... Mais la voix des animaux est nécessaire, et celle des hommes est libre ; c'est-à-dire que l'homme parle librement, et que les animaux crient, chantent, et se servent de leurs

sur le trajet de l'élincelle ; le roulement qui suit la déloiintion s'explique |)eul-êlrc par les réflexions répétées du son qui arrive des dvÇÇ^\:Q,\v^.% points, inéga)ement éloign's, du trajet de ia foudre.

voix nécessairement... Plusieurs disent qu'ils ne crient pas nécessairement, d'autant qu'il n'y a, ce semble, rien de plus libre que le chant des oiseaux, comme du rossignol, du chardonneret, et des autres, etnéanmoins il faut avouer qu'ils ne chantent que par nécessité, soit que la volupté ou latrissesse les poussent à chanter, ou qu'ils soient excités par quelque instinct naturel, qui ne leur laisse nulle liberté de se taire, ou de cesser quand ils ont commencé à chanter. Et quant ils oyent un luth ou quelque autre son harmonieux, et qu'ils chantent à Tenvi les uns des autres, les sons qu'ils imitent ou qui les excitent à chanter, frappent tellement leur imagination qu'ils ne peuvent pas se taire, car leur appétit sensilif étant échauffé par l'impression de l'imagination, commande nécessairement à la faculté motrice de mouvoir toutes les parties qui sont nécessaires à la voix, »

Cette théorie de la voix nécessaire ne laisse pas d'être passablement subtile, car on ne peut nier que beaucoup d'animaux ne parviennent à tenir entre eux de véritables conversations.

Il faut citer ici Tintéressant livre de G.-E. Wetzel, intitulé : Nouvelle découverte sur le langage des bêles ^ basée sur la raison et V expérience (Vienne, 1800). Le frontispice représente un groupe d'animaux supérieurs avec cette légende : Us ne mentent 'point ; la vérité est leur langue. L'auteur s'efforce de démontrer que les animaux se font comprendre les uns des autres par des combinaisons de sons qui constituent la plus simple des langues, une langue pleine de répétitions... qu'ils cherchent à se faire comprendre de l'homme et qu'ils en comprennent, à leur tour, le langage.., qu'enfin il ?râ}t possible d'étudier les idiomes des différents

animaux ci d^cn déterminer les formes et les variations.

On trouve effectivement dans le livre de Wetzel les rudiments d'un dictionnaire de la langue des bétcs; cela remplit une vingtaine de pages. L'auteur a même essayé comme application de ses principes, de traduire en allemand plusieurs dialogues de chiens, de chats, de poules ci d'autres oiseaux. Il rapporte une conversation, composée de petits cris abrupts, qu'il prétend avoir surprise entre plusieurs renards captifs, et qui avait pour but de s'entendre sur les moyens propres à faciliter la fuite ; il faut croire que le sens de cette conversation ne fut pas très-clair tout d'abord pour notre linguiste, car les trois renards parvinrent à s'échapper.

Il n'est pas douteux qu'à force d'observer les animaux on n'arrive à comprendre jusqu'à un certain point leur langue mystérieuse, et même à la parler. Voici, à ce propos, une histoire très-plaisante que j'emprunte à M. Jules Richard.

« En allant visiter dans un hôpital militaire un ami malade, dit M. Richard, j'avais fait connaissance, il y a douze ans, d'un vieil officier d'administration nommé L... : c'était un méridional, un peu hâbleur, mais brave homme au fond, qui jurait comme un païen, et qui chérissait les animaux. Il avait apprivoisé tous les chats de l'hôpital, et un miaulement de lui à l'heure des distributions les faisait accourir des points les plus écartés de l'établissement autour de la soupière du vieil officier.

c< J'avais toujours supposé que les chats, trompés par l'imitation parfaite de leur miaulement, ou habitués comme des soldats à l'heure de la soupe, arrivaient machinalement se ranger auprès de leur au\\.

— Ils me comprennent, affirmait le père L...; ils me comprennent admirablement. Je sais parler chat, je sais parler chien ; mais je parle singe mieux que les singes eux-mêmes.

Comme je souriais d'un air d'incrédulité :

— Voulez-vous, me dit M. L..., venir demain avec moi au Jardin des Plantes, et je vous ferai assister à quelque chose d'extraordinaire ; je ne vous dis que cela.

Je n'eus garde de manquer au rendez-vous, le père L... fut exact de son côté. lime conduisit au palais des singes ; à peine se fut-il accoudé sur la balustrade extérieure, que j'entendis à côté de moi un son guttural :

Kirrouu ! kirriqidon ! courouqui ! quiriquioii !

Je cherche à reproduire les onomatopées qui sortaient de la bouche de mon voisin.

Kirrouu !

Trois singes tombèrent en arrêt devant L...

Kirriqinou !

Quatre autres singes imitèrent leurs camarades.

Courouqui !

Ils étaient douze.

Quiriquiou !

Ils y étaient tous. Le discours de L.... dura dix minutes, pendant lesquelles les singes, rangés sur plusieurs lignes, assis à terre, les pattes de devant croisées sur leurs genoux, riaient, s'agitaient, écoutaient et répondaient. Mon Dieu, oui, ils répondaient, et L... reprenait de plus belle ses Kirrouu ! kirriquiou ! courouqui ! kirriquiou ! Nous restâmes là vingt minutes, et je vous garantis que les singes ne s'ennuyaient point. Tout à "^oup L... Ut mine de s'éloigner, ses auditeurs devinrent

inquiets; puis, comme L... quittait la balustrade, ils poussèrent des cris de détresse. Nous partîmes; mais de loin nous apercevions les singes qui, grimpés dans les frises du palais, faisaient toujours des signes d'adieu à L... Il me sembla même que quelques-uns voulaient lui dire :

Si tu ne reviens pas, au moins écris-nous !

Il paraît que les chiens peuvent apprendre à prononcer quel(]ues mots. Je trouve, en effet, dans VHistoire de r Académie royale des sciences (année 1715, p. 5), l'article suivant que je reproduis textuellement. « Sans un garant tel que M. Leibnitz, témoin oculaire, nous n'aurions pas la hardiesse de rapporter qu'auprès de Zcilz,dans la Misnie, il y a un chien qui parle. C'est le chien d'un paysan, d'une figure des plus communes, et de grandeur médiocre. Un jeune enfant lui entendit pousser quelques sons qu'il crut ressembler à des mots allemands, et sur cela se mit en tête de lui apprendre à parler. Le maître, qui n'avait rien de mieux à faire, n'y épargna pas le temps ni ses peines, et heureusement le disciple avait des dispositions qu'il eût été difficile de retrouver dans un autre. Enfin au bout de quelques années le chien sut prononcer environ une trentaine de mots; de ce nombre sont thé, café, chocolat, assemblée, mots français, qui ont passé dans l'allemand tels qu'ils sont. 11 est à remarquer que le chien avait bien trois ans quand il fut mis à l'école. Il ne parle que par écho, c'est-à-dire après que son maître a prononcé un mot; il semble qu'il ne répète que par force, et malgré lui , quoiqu'on ne le maltraite point. Encore une fois, M. Leibnitz l'a vu et entendu. » Par contre, il paraît que les chiens des Esquimaux sont muets.

On dit quelquefois d'une cacophonie *. m\vù(\ue Ae

chiens et de chais. 11 fut un temps où cela pouvait se dire sans métaphore ! Il y a eu des concerts de chats (je ne parle pas de ceux qui ont lieu sur les gouttières); des concerts de pourceaux, d'ours, de singes, de dindons, de petits oiseaux qui ne chantaient pas de gaieté de cœur.

Yoici, d'après les chroniques, celui qu'on donna à Bruxelles en 1549, le jour de l'octave derAscension,en l'honneur d'une image miraculeuse de la Vierge. Un ours touchait Torgue. Cet orgue se composait d'une vingtaine de chats renfermés séparément dans des caisses étroites au-dessus desquelles passaient les queues de ces animaux, liées à des cordes qui étaient attachées aux registres de l'orgue et qui correspondaient aux touches. Chaque fois que l'ours tapait sur le clavier, il tirait les queues des pauvres chats et les forçait de miauler sur tous les tons.

Les historiens de la musique parlent aussi d'orgues de pourceaux réunis à des chats. Conrad von derRosen, le fou de l'empereur Sigismond, réussit, dit-on, à guérir son maître d'une noire mélancolie en jouant d'un orgue de chats rangés par gammes, dont il piquait les queues en frappant sur les touches. Vers 1803, on avait un orchestre de chats dans l'ancien théâtre de la Cité, alors transformé en lieu d'amusement.

A Anvers, le jourdelaSaint-Dommergue, on attachait par la patte un certain nombre d'oiseaux aux branches d'un arbre fraîchement coupé. Cet arbre était ensuite placé derrière la balustrade de la chapelle du saint qu'on voulait honorer. Tout le temps de la célébration de l'office divin, les enfants sautaient après cet arbre et tâchaient ^'attraper les oiseaux, ce qui donijâit lieu à un vacarme épouvauiablc et fort çeu édifiant.

Le P. Kircher consacre aux rois des animaux un des chapitres les plus cOrieus de sa Mustirgie. En tète, il place l'aï ou paresseux ^en latin Pigritia et Animal Haul) . Il en donne une description accompagnée d'une ligure qu'il dit tenir d'un provincial de son ordre, revenu du Brésil; nous la reproduisons a titre de curio-

sité. D'après cette relation, le paresseux ne fait entendre sa voix que pendant la nuit ; son cri est Ha ha ha ha fia .'...; il se compose de six notes qui forment uncgamme ascendante et descendante :

ut ré mi fa sol la sol fa mi réut.

Ces notes sont émises à intervalles réguliers, chacune élant séparée de la suivante par une courte pause. Quand les Espagnols s'établirent dans le pays, ces cris nocturnes leur taisaient croire qu'Us entetiààwoX. \<»

hommes qui vocalisaient dans les forêts. Kircher ne tarit pas d'admiration pour la voix du paresseux. « Si la musique avait été inventée en Amérique, dit-il, je n'hésiterais pas à déclarer qu'elle dérive du chant mirifique de cet animal. »

Mais le P. Kircher nous réserve encore d'autres surprises.

Dans un appendice intitulé de Phonognomia, il s'efforce de démontrer que l'on peut jusqu'à un certain point conclure la nature d'un corps des sons qu'il rend, et le caractère ou le tempérament d'un homme ou d'un animal de sa voix. Un morceau de plomb rend un son sourd et grave : c'est un indice d'humidité intrinsèque, car le plomb contient beaucoup d'humidité mercurielle; un son clair et aigu caractérise les corps poreux, remplis d'air, tels que l'étain. Quant à la voix des hommes, voici de quelle singulière façon l'interprète l'auteur. Ceux qui parlent d'une voix forte et grave se rangent avec les ânes, d'après le témoignage d'Aristote.En effet, l'âne possède une voix assez forte et grave, et il est indiscret, pétulant, insolent ; donc ceux qui ont la même voix sont indiscrets, pétulants, insolents. Le P. Kircher ne trouve aucune difficulté à expliquer la raison de ce phénomène, et il achève de caractériser les voix de basse en ajoutant que les propriétaires de ces voix sont avares, peureux, d'une âme abjecte, d'une insolence intolérable dans la prospérité et plus timides que des lièvres dans le malheur. Tel, dit-il, était Caligula. Ceux dont la voix d'abord grave, devient aiguë à la fin de l'émission, sont moroses, colères, tristes, comme les bœufs. Une voix aiguë et sans force indique un caractère efféminé. Une voix grave, chez ceux qui parlent avec précipitation, annonce de la force, de Vawdace. Une voix

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