SCÈNE IL JEANNE, M. DE SOLIS
SOLIS, à Jeanne, qui ne s'est pas apergue de son entrée.
Vous illuminez ?
JE ANNB , larprise et légèrement troublée.
Ah! pardon... c'est que ces lampes éclairent si mal! — C'était triste... Au reste, il est bien facile d'en faire l'économie.
(Elle souille les bougies).
â L'AGKOBATE.
SOLIS, qui s'est approché.
Non... non... comment donc? Je serais désolé de déranger
vos petites combinaisons, (n rallume toutes les bougies. Jeanne parait
soucieuse.) Làî... Mais vous n'êtes pas habillée... Vous ne sortez donc pas, ce soir?
JEANNE, avec agitation.
Non..., je vous avouerai que je suis un peu fatiguée. (Eiie se rasseoit.) J'ai passé mes trois dernières nuits au bal, et j'ai besoin de respirer... Mais vous par quel hasard ?... Je n'espérais pas vous revoir sitôt .. Je croyais que vous alliez à votre conseil d'administration, après ce dîner?
SOLIS
J'y vais... Mais comme je passais devant l'hôtel avec ma voiture, j'ai voulu voir si vous sortiez, je vous aurais menée.
JEANNE
Je vous remercie... non, je ne sors pas... J'attends ma mère ce soir..., et puis il me viendra peut-être quelques visites..., je prendrai ce qui viendra... Et ce dîner, à propos, était-ce bien? Y avait-il de belles toilettes?
SOLIS
Comment! de belles toilettes !... Vous savez bien que c'était un dîner d'hommes.
C'est juste!... oui... Eh! bien, qu'est-ce qu'on a dit?
SOLIS
On a dit du bien des femmes.
JEANNE
Bah!... à quel propos?
SOLIS
A propos de cette dame, de cette Anglaise, lady Poster, qui vient de se faire enlever par un acrobate, un écuyer de cirque, un cIown„., je ne sais quoi,», très-beau garçon d'ailleurd»