‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 114 sur 138 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

EnHn, en montant vers le Parthénon, on découvre parmi des fragments grecs, romains, byzantinsy turcs , encastrés péle-méle dans un quatrième mur, de charmants ornements ioniques,

sculptés avec délicatesse, qui, par leur style, ont avec les chapiteaux un air de famille. Je citerai particulièrement des rais de cœur , trop petits pour avoir appartenu à rÉrechthéion. Ces différents morceaux, trouvés à des endroits différents, quoique dans la même région, se rattachent-ils à un même temple? C'est ce qu'un architecte aurait seul le droit de décider. Ce temple était-il celui de Diane? Cette seconde question, la première étant affirmativement résolue, serait immédiatement éclaircie par des fouilles qui permettraient de comparer le plan du monument et son élévation supposée.

Pour moi, je me permettrai seulement ici d'émettre le vœu qu'on rapproche quelque jour ces éléments dispersés, qu'un des architectes de l'Académie de Rome les analyse, pendant son séjour à Athènes, avec cette science et ce goût qui ont conduit ses prédécesseurs à de si beaux résultats ; et, si son jugement justifie mes pressentiments, qu'on relève à leur place ces deux ou trois colonnes oubliées aujourd'hui et dédaignées. L'Acropole s'embellira d'une nouvelle ruine, et le voyageur ne cherchera pas en vain les traces du temple de

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Diane. Ce ne serait pas non plus une élude stérile pour Fart que de comparer à rÉrecIithéion un monument postérieur de peu d'années, comme l'îndiaue le caractère des fragments. L'histoire est loin de contredire cette supposition, puisqu'elle nous apprend que la statue de la déesse^ était l'œuvre de Praxitèle.

Dans l'enceinte consacrée à Diane, on a ti*ouvé

des débris d'animaux en marbre^. Il en est un assez curieuxy non par sa beauté, mais par sa conservation : c'est un petit ours assez gentiment assis. Les chasseurs consacraient aussi leurs offrandes, pour se recommander à la protection de la déesse, ou la remercier de les avoir sauvés du danger. C'est ce qu'atteste un petit basrelief où l'on voit un cavalier courir sus à un sanglier'.

Immédiatement après le temple de Diane, Pausanias cite le cheval Durien^ , colosse^ en bronze

"" npa&TsXouc (aIv ttirt\ Tid[YaX(Aa.(Pau$., Au.^ XXYIII.)

* Us sont aujourd'hui déposes sous te petit portique des Propylées.

^ Trouvé dans le même endroit; aujourd'hui dans la Pinacothèque.

4 ^oup£toç ou Soupioç ticiRK, de ddpu, ooup^;, bois, est le ucim par lequel toute l'antiquité grecque désignait le cheval de Troie. Foy, la nouvelle édition du Thésaurus , s. v. Aoupstoç.

' 'Imrcfiv &icovTot)v fAlycOo^ ^^v 6 Aoupioç. (Aristoph., Ois. 1 1 28.) I,e scoliaste ajoute : 'Ev 'AxpowoXei lï ^^otXxoûç tinto; gkvsxcito

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