‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 116 sur 138 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

pas tout à fait satisfaisante ' ; il y a vraisemblablement une raison que nous ignorons^.

a Les statues qui suivent ie cheval Durien, » dit Pausanias^, « sont celles d'Épicharinus, vainn queur à la coursr armée : elle est de Critias. » — Ou plutôt de Crifios et de Nésiotèsy pouvonsnous ajouter; car le piédestal d'Épicharinus existe encore, et on y lit le nom de ce sculpteur célèbre'^, que nous rencontrons pour la troisième fois dans l'Acropole.

ff OEnobiuSy » continue Pausanias, « rendit un o grand service à Thucydide en faisant passer le « décret qui le rappelait d'exil. » Cette réflexion^ est faite évidemment devant Timage d'OEnobius.

' Elle est de M. Ulrichs, cité par Raoïil-Rochette. Journ. des Sav,, décembre i85i, page 7,

* Il y avait à Delphes également un cheval Durien consacré par les Argiens. (Paus., Phor,^ IX.)

^ 'Av8piavTto)v 5s fooi uETâi tov ÏTncov latuixadiv, 'Ei«/ap(voo \j,ht 67rXiTO$pofA£Îv daxi^90tvTo; t^jV eixôva l7ro(T)9e Kpirtaç.

*Eni[X]ARIHO^[AHEeEI<]EHHOn[HTOAROMOi l<IHTI05[l<]AlhJE^IOTE$Eno[IE5AT]Er4

M. Pittakis a lu le premier le nom d'Epicbariiiiis un peu eiTacé. M. Ross a restitué l'inscription. F. M. Le Bas, Inteript., W 39.

* Olvo6(cp 8â IpYov éOTiv el; ^uxu^^Stjv t^ 'OXopou 3(pT)ffTÔv ^cptafAtt Y^p ivtxT)96v Oivo€ioç xaxeXOetv et; 'AOv^vaç Oovxi^Sia^iv. (Ibid.)

Sans trop de pénétration , on pourrait croire que Thucydide lui-même avait ainsi témoigné sa reconnaissance. Il parait qu'avant la révolution grecque on lisait sur un piédestal < qui a, dit-oo, disparu depuis, le nom de Thucydide, filsd'Olorus.

Auprès de ces statues étaient encore cellesd'Hermolycus le Pancratiaste (qu'il ne faut pas confondre avec le HIs de Diitréphès) et de Phormion , bon général, qui, avant de conduire les Athéniens à la guerre, exigeait qu'ils payassent ses dettes, et ils les payaient.

Il y avait quelque part dans l'Acropole un bélier ' gigantesque qui prétait aux plaisanteries des poètes comiques. Comme Platon le compare au cheval Durien, ces deux colosses n'étaient-ils pas dans le même lieu?

Tout l'espace qui entoure le cheval Durien est couvert d'énormes fragments des Propylées lancés au loin par l'explosion, de piédestaux où se voient encore lesempreintes des piedset le bronzedu scellement, de morceaux de marbre qui n'ont plus de forme ni de nom. On remarquera cependant des

■ y. VA ne. jith, de M. Pittakîs, pag. 272.

* ^Hv hê TT) 'AxpoicdXei xpioç divaxe{[iiv(K (Affoc, ^oXxouç* doeXyoxépfitv hï aÙTOv étire IlXaTADv 6 KoofAtxo; ^\k to {a^y^v eTvac xa\ «TuvapiOfjisî auTw tov ye Aoupiov ^ttitov. (Hesycli., KpioçiaeXY©-

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