‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 117 sur 138 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

deiiii-coioniies en marbre de l'Hy mette, sans cannelures, d'une dimension assez forte et (|ui servaient de base à quelque offrande.

A droite, près de Tangle rentrant des Propylées et contre le mur pélasgique, on voit une statue sans piédestal et bors de place qu^on a simplement redressée. Elle est en marbre de Paros et représente une femme debout, plus grande que nature, contre laquelle se presse un enfant nu. Ija tête et les bras de la femme sont brisés; mais il est facile de reconnaître que le bras droit, allongé le long du corps retenait Tenfant, tandis que le bras gauche, replié sur lui-même, disposait, par un geste familier aux matrones romaines , les plis du voile qui couvrait la tête. Le bas de ce voile . tombait sur les épaules : c'est ce qui en indique Tezistence, bien que la tête ait disparu.

Le mérite de cette sculpture est très-contestable.. Malgré une certaine largeur dans la chute de la tunique qui semble copiée sur les Caryatides de l'Érechthéion , l'exécution a quelque chose de grossier, et le torse présente des défauts de tout genre : il manque non-seulement d'étude mais de proportion. C'est le travail, ou d'une époque de décadence, ou d'un artiste médiocre. Quant au sujet de ce groupe, l'esprit songe naturellement à Pandrose et à Érechthée; le voile, symbole du sacerdoce de Pandrose, justifie cette supposî-

tion. Nous la retrouverons ainsi représentée sur le fronton et sur une des métopes du Parthénon. Il faut dire, cependant, qu'une statue de Pandrose aurait mieux sa place dans Tenceinte de TÉrechthéion et que le poids de ce marbre ne permet pas de croire que les modernes l'aient transporté de si loin.

Auprès delà statue, on a trouvé un autre fragment de sculpture ^ Ce sont deux seins, dont l'un est découvert ; d'une opulence de formes exagérée par l'isolement, et qui disparaissait sans doute dans l'ensemble. Il y avait donc là une seconde statue plus grande que nature, une sœur de Pandrose, peut-être.

Les fouilles ont encore découvert, vers l'extrémité de la terrasse de Diane Brauronia, différents piédestaux, qui portent des noms de femme, mais que leur dimension ne permet pas de rapprocher des sculptures dont je viens de parler. Sur l'un on lit le nom de Phidostrate ', prétresse d'A* glaure et fille d'Étéocle, du dème ^thalides; sur

' Dépose aujourd'hui dans le vestibule des Propylées.

» ArAAYPOYIÉPEA4)EI AO^TPATH ETEOKAEOY^AIOAAIAOYOVrATHP

y. M. Le Bas, Insc,^ n° 6i.

Louvrier qui gravait ceUe inscription a omis \\ de

lepeta.

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