‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 127 sur 138 · CHAPITRE XIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIL

qu'ils aient fait à Athènes ce qu'ils ont fait à-Rome. Nous savons, aucontraire, de source certaine ' que Néron fit enlever une grande quantité de statues pour orner la Maison dorée. Leurs piédestaux restèrent ; il était naturel de les utiliser.

Aussi ne puis-je m'empêcher, partout où je vois une place vide et un nom changé , de reconhajtre la main de Secundus Carinas ' et de suivre par la pensée les statues des maîtres athéniens dans le palais de Néron, dans les Thermes, dans les monuments romains qui s'enrichirent des dépouilles d'Athènes. Qui sait combien de statues figurent aujourd'hui, dans les musées et les villas de Rome, qui ont orné l'Acropole il y a deux mille ans?

Au sud de ce vaste piédestal commun à toute une famille, il y en avait un autre qui devait occuper aussi une place considérable. Il n'en reste que deux assises en marbre pentélique, d'une grande dimension et qui cependant ne contiennent que trois lettres sur leur face^. Il faut dire que ces lettres, d'une forme archaïque, ont plus d'un décimètre de hauteur. Pour peu qu'il* y

' Voy, les textes cités au chapitre III.

a Voy, le même chapitre.

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l^es lettres sont environ vingt-cinq fois plus grandes.

eût seulement, selon l'usage , les noms du donataire, de son père, du dème auquel il appartenait, et le nom de Tartiste^ Ton jugera nécessaire de réserver, comme je l'indiquais plus haut, une partie du plateau pour ces deux soubassements.

Je passe sous silence difTérentes inscriptions romaines ' d'un médiocre intérêt ; on en a trouvé d'autres dans les fouilles, que je citerai plus volontiers j celles surtout qui ont plus de caractère et plus d'antiquité. Ce n'est point, je crois, une vaine subtilité que de chercher l'art même dans la moulure d'une base, dans l'appareil d'un simple dé en marbre, sans parler des lettres qui ont leur style et leur beauté propre. N'est-ce rien non plus que cette pensée qui nous dit , devant un piédestal du temps de Périclès ou d'Alexandre, qu'il portait un chef-d'œuvre?

Un des plus curieux et des plus anciens, c'est celui qu'avait consacré Diphilides ^ , du Céra-

^ Une stalue d'iËDobarbus mérite d'être citée, à cause du DOin du sculpteur Micion.

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(*E9ii(t.(îpXMpag-474-)

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Le trépied est dessiné dans l'ouvrage de M. I^ Bas, planche 7 des Inscript, ^ n° i3.

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