L ACROPOLE JUSQU AUX TEMPS MODERNES
Lorsque la citadelle d'Athènes eut été consacrée par l'art comme elle Tétait déjà par la religion, ce fut un sanctuaire' inaccessible, et il fut défendu d'habiter le lieu qui jadis comprenait la ville emtière.
Au commencement de la guerre du Péloponèse, la population des campagnes se réfugia dans Athènes : on la logea, tant la nécessité était pressante^, dans les tours des Longs murs, dans les
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(XrisU, I^sistr,, 4 ta.) ''OXii\ç ou9ifiç tcpSç TTJc 'AxpoiroXecoç.
(Demosth. y défais, Leg.^ p. 4a8.) * Thucyd.,II, 17.
lieux sacrés, dans les temples' et même dans cette enceinte pélasgique que les imprécations d'un oracle défendaient d'occuper; mais l'Acropole lui fut fermée. Chaque archonte en tenait les clefs à son tour^, et pour un jour seulement : le peuple se souvenait de Cylon et de Pisistrate, et le trésor des alliés gardé dans le Parthénon était une tentation aussi puissante que la tyrannie.
Les siècles qui suivirent s'efforcèrent d'embelli i*^ encore an lieu si magnifique par des monuments moins importants, des statues, des offrandes de toute sorte. L'orateur Lycurgue^ y consacra une partie des revenus d'Athènes, qu'il avait su ramener à leur ancienne abondance. Sous Auguste on éleva le piédestal colossal et la statue d'Agrippa, le temple circulaire de Rome et d'Auguste, et l'on continua sous les empereurs à remplir l'enceinte tout entière de statues, comme on le reconnaît
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(Thuc. , ibid.)
' "Ekoloioç Se àp^cov Iv {ii^ ^f^ép^ éicioTaT7}ç IxaXeîxo* itteiS^ avnhç xhç xktlç X7)ç 'AxpoiroXeooç litiorsueTO xol\ itavta tJt ^pi^ixara TTJç iroXE(i)ç.^''Iva ouv {x^ Ipsod?) TupavvCSoç, Bik tqSto fAtav ^{iipav Itco^ouv aÔTOv ap^ai. (Scol. in Demosth., in jérg, orat, , in Andr,, etPollux,XlII,3.)
3 On avait réparé les désastres causés à rÉrechthéion par l*iDcendie, eo 4o6. (Xénoph., Hell.^ I, 6. )
4 Fie des dix orat., Lycurg.