‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 27 sur 138 · CHAPITRE lii · texte numérisé non relu

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était publiée à Paris. Guillet de Saint-Georges % plus tard premier historiographe de rAcadémie de peinture, connaissait les PP. Simon et Barnabe, missionnaires capucins qui avaient résidé à Athènes. Aidé de leurs souvenirs, il entreprit l'histoire et la description de cette ville, et, comme une certaine tournure romanesque était nécessaire alors au succès d'un pareil ouvrage, il le mit sous le nom de son ft*ère la Guilletière. Il supposait qu'après avoir passé quatre ans en esclavage à Tunis, la Guilletière avait parcouru la Turquie et lui envoyait le récit de son voyage. Une certaine vivacité, beaucoup d'anecdotes et de mensonges sont tout le mérite de ce livre.

Ce Fut encore dans l'année 1674 que Tambas* sadeurdeFrance à Constantinople obtint l'entrée de l'Acropole* et la permission de faire dessiner les antiquités par un jeune peintre qui l'accom^ pagnait. Jacques Cart*ey, élève de Lebrun, travailla pendant deux^ mois à copier les sculptures du Parthénon. « Il faillit à s'y crever les yeux parce

' Voy. la Biographie universelle àeyL\c\ï9Mà.

* Le marquis de Nointei, pour que son peintre travaillât librement, avait dû offrir à Taga une pièce de velours, six oies et une livre de café. ( Cornel, Magniy p. 65. )

^ Cornelio Magni dit que la permission n'était que d*un mois, du 14 novembre au i5 décembre.

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tf qu'il fallait tout tirer de bas en haut sans écha- « faud '. »

Gela seul, à défaut du style du temps, suffirait à expliquer l'imperfection de ces dessins qui travestissent singulièrement les œuvres du ciseau grec. Ils n'en ont pas moins un grand prix puisqu'ils donnent une idée de tant de morceaux qui sont anéantis aujourd'hui.

En 1676 Spon et Wheler, l'un Français, l'autre Anglais, tous deux fort zélés pour les découvertes et les monuments de l'antiquité, arrivèrent à Athènes, après avoir parcouru une partie de la Grèce et de l'Asie Mineure. Le docteur Spon, esprit cultivé mais présomptueux, en imposait par son ton tranchant à son compagnon plus modeste. Wheler publia en Angleterre une simple variante de Fouvrage de Spon , citant sans cesse son autorité avec le plus grand respect. Mais comme il avait plus de fînesse et savait mieux observer, il ajoute quelquefois des réflexions justes qui fout regretter qu'il n'eût pas plus de connaissances personnelles ou plus d'indépendance dans ses jugements.

Il ne faut demander à ces deux relations ni sentiment de l'art, ni critique, ni goût. Spon^ déclare les frontons du Parthénon une œuvre de l'époque

I Spon, p. 147.

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