‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 63 sur 138 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Hérodote ', « les barbares, toujours repoussés , dé- « couvrirent une entrée. C'était en aucuit del*j4cro' « ypo/e, derrière les portes et la montée , dans un « endroit qui n'était point gardé, tant on s'atten- « dait peu à ce que personnej'passrit jamais. Ce fui te par cette entrée^ dans le temple d^Aglaure, fille ff de Cécrops, que quelques Perses escaladèrent, t quoique le lieu fût très-escarpé. Quand les Athé- « niens les virent sur le plateau de l'Acropole, les « uns se précipitèrent du haut des murs, etc., etc.»

On s'accorde généralement, je le sais, à faire simplement escalader aux Mèdes le rocher extérieur et à trouver le texte d'Hérodote compliqué et difficile. Il en est tout autrement lorsqu'on cherche si les expressions de l'historien peuvent s'appliquer au passage souterrain de l'Agrauliura.

On décowrit une entrée prend alors son sens naturel ; en aidant de V Acropole^ c'est la situation exacte du petit sanctuaire; derrière les portes désigne l'ouverture supérieure qui donne sur le plateau de l'Acropole. C'est en e(Tet derrière les PropyléeS; et, dans le temps où les Propylées

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IW L'ACROPOLE U ATHÈNES.

n'existaient pas, carrière ies porles de la citadelle qui étaietit situées peut-être encore plus haut. Personne ne veillait de ce côté^ tant on savait les parois de la fissure escarpées. Quoique le sens général de sa préposition x«t9c se prête aussi bien à toutes ies versions, l'on peul, d'après de nombreux exemples', lui donner «ne signification encore plus précise. T^es Perses escaladèrent par en bas, par le temple d'Aglaure. A.insi s'explique le désespoir des Grecs, qui ies voient tout à coup sur le plateau même, sur leurs derrières, pendant qu'ils défendent les portes contre les attaques de Xerxès. C'est pourquoi ils n'essayent même pas de résister.

Le conduit souterrain de TAgraulium n'était point une entrée régulière ni facile : l'histoire et la vue des lieux le prouvent d'un commun accord. Avec des échelles on pouvait y passer, et encore fallait - îl une ui^ente nécessité : mais on ne i*emarque aucun travail qui ait es* sayé d'aplanir un passage et de le rendre praticable.

Aussi semblent- il impossible que les deux vierges Errhéphores^ descendissent par là dxins la ville basse, lorsqu'elles tratisportaietit leur

' Voy, Henri Estienne, t. lY, p. ioi3, nouvelle édition. > It is Hkély that... through one of the two cavems the Arrhephorae descended with their unluiown hurtheD.(î^ake).

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