‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 67 sur 138 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Celaient les Propylées que Dëmosthèiies montrait les premiers de la main ^^ lorsqu'il célébrait la beauté des édifices élevés parla vieille Athènes. Et pourtant, le Parthénon se présentait plus majestueux encore à ceux qui le regardaient du Pnyx et le voyaient s'élever sur la droite, au sommet du plateau.

ce Les Propylées, » dit Philostrate dans sa Vie d'Apollonius de Tyane^, « les Propylées et le « Parthénon suffisaient à la gloire de Périclès. » Peut-être dira-t-on que les Propylées s'offraient les premiers à la pensée parce qu'ils s'offraient les premiers aux yeux. Mais quelque chose de plus éloquent encore que les éloges des Athéniens, c'est l'envie de leurs rivaux. Que souhaitait pour l'ornement de sa patrie Épaminondas, enivré de ses rapides triomphes? Était-ce le Parthénon avec les chefs-d'œuvre de Phidias ? Était-ce l'Odéon de Périclès, dont la toiture rappelait la lente du roi de Perse ? Non : c'étaient les Propylées, a H faut, » disait-il nettement devant^ les Thébains assemblés, a il faut transporter ici les Propylées de

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IIpoTcuXAta Tauxa, ô nap6evci>y^ oxoai, ye<&aoixot Démosth.,

contr, Androt,^ 69.

Et dans le même discours : 01 thi npoicuXata xal tov IlapOevbiva olxoSofAi^ffavTec.

' IlcptxXeî fjilv npoicuXotia irp^ç «ptXoTi^iiiav 'Jipxct xal napOevwv.

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« TAcropole d'Athènes et en orner les abords de ti la Cadmée. »

Les Propylëes, en efTet, devaient émouvoir singulièrement les Grecs par leur nouveauté, par leur originalité^ pour expliquer par un mol moderne un succèsque les modernes semblent s*étre réservé. Le Parthénon était au moins aussi beau, aussi parfait que les Propylées. Mais, construit selon les règles ordinaires, il ne différait des grands temples doriques de toute la Grèce que par le choix des matériaux, le fini des détails, par certaines proportions idéales, par ces nuances enfin que goûtaient vivement les artistes, mais qui ne pouvaient faire autant d'impression sur le public. Les Grecs^ si attachés qu'ils fussent aux traditions en matière d'art, étaient nécessairement, comme tous les hommes, sensibles à la nouveauté. Quand cette nouveauté était, comme les Propylées, de nature à satisfaire toutes les exigences de la raison, toutes les délicatesses de l'amour du beau, leur âme passionnée devait s'ouvrir facilement à l'enthousiasme. La belle disposition de l'édifice, pleine de mouvement et comme théâtrale, une simplicité qui n'avait même pas demandé les ornements de la sculpture et laissait tout Yetfet aux lignes et aux

Bv)6a{oi>v d>< BtX tk tijç 'AOi^vaCcov 'AxpoTroXeoK IlpomiXaia [wnve^xelv e{; TJ|v icpoaTavCxv tyjc Ka${i,£iaç. (Esch.^ Fais, légat, ^ , p. 27 7^ éd. Reiske. )

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