‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 167 sur 200 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

et le Jupiter Polieus. De même, à droite delà façade, il y avait des œuvres remarquables qui faisaient pendant à ces sculptures ; avant tout, T Apollon en bronze que Ton attribuait à Phidias. « On l'appelle Apollon « Parnopiusy » dit Pausanias, « parce qu'il avait a promis de délivrer le pays des sauterelles (en grec Ci parnopes) qui le dévoraient. On sait qu'il tint sa « parole; mais de quelle manière? on l'ignore. Moice même j'ai vu trois fois les sauterelles détruites sur ce le mont Sipyle, et toujours d'une manière difféce rente. Les unes furent emportées par un violent ce coup de vent, les autres par une pluie suivie d'une Cl chaleur excessive. La troisième fois, elles périrent Cl surprises par une gelée subite. »

Après l'Apollon de Phidias, on voyait, à quelque distance, la statue de XarUhippe^ père de Périclès, qui avait combattu à Mycale contre les Perses. La statue de Périclès était bien dans l'Acropole, mais dans un autre endroit, vers le nord, du côté du Pélasgique. Auprès de Xanthippe était Anacréon de Téos. Il paraissait chanter, animé par une douce ivresse. Ensuite, se présentaient deux statues de Dinonièney sculpteur célèbre , qui florissait vers la gS* olympiade, et dont Pline cite le Protésilas et l'athlète Pythodème. Ces statues représentaient lo et Callisto, toutes deux aimées de Jupiter, toutes deux métamorphosées par Junon, Tune en génisse, l'autre en ourse. Ne dirait-on pas deux pendants, et ne serait-on pas tenté de les placer de chaque côté du

chemin qui mène du Parthénon au mur du sud ?

Le long dé ce mur était une série de figures représentant : la guerre des Dieux et des Géants ; le combat des Athéniens contre les Amazones, la bataille de Marathon, la défaite des Gaulois en Mysie. C'était un présent d'Attale. J'ai déjà eu occasion de parler de ce prince et de la décoration du mur de Cimon. Les statues étaient hautes de deux coudées, par conséquent plus petites que nature. Elles n'étaient point sur le mur lui-même ; de grands piédestaux les exhaussaient assez pour que, de la ville basse et des bords de l'ilissus, on les vit par-dessus la muraille. Des assises en marbre de THymette, qu'on aperçoit encore çà et là le long du mur ou à la surface du sol , ou enterrées et encore scellées entre elles , paraissent avoir appartenu à ces piédestaux. Raoul-Rochette croit que les colosses d'Attale et d'Eumène, dont parle Plutarque, étaient dans l'Acropole et dans cette région de T Acropole, auprès des monuments de leur munificence. On en avait fait plus tard deux Marc-Antoine , avec de nouvelles inscriptions.

Il est impossible de savoir exactement quel chemin suivit Pausanias pour gagner TÉrechthéion. Il devait naturellement faire le tour de la partie orientale de la citadelle, en longeant le mur de l'est. C'était à la fois une route nouvelle pour lui, et la route la plus courte. On remarque, en effet, qu'il ne cite plus que trois statues : celle à'Olympiodore^ renommé pour ses exploits contre les Macédoniens, celle de

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