CHAPITRE XX
quante centimètres environ , reliés entre eux par un petit canal. Ces trous sont au fond d'un caveau ménagé dans les substructions du portique. Une porte très-basse, pratiquée dans les fondements du mur septentrional , conduisait dans l'intérieur du temple et débouchait par un passage souterrain dans le couloir qui, de ce côté, isolait les sanctuaires. Il était naturel de songer au trident de Neptune que les prêtres montraient empreint sur le rocher. M. Tetaz croit que ces trous sont faits de main d'homme. Ils semblent , au contraire , l'œuvre fort irrégulière du hasard. La superstition n'y regardait pas de si près. Le plan de l'Èrechthéion ainsi restauré , on peut aborder l'étude des textes anciens. Leurs indications vagues et quelquefois obscures se rattacheront à des données certaines, auxquelles elles prêteront leur autorité, en recevant à leur tour plus de lumière.