CHAPITRE XXIII. 8Ô
lequel s élevait une statue , œuvre du sculpteur Dé^ métrius^ le même peut-être qui avait fait ia prétresse Lysimaché.
Les fragments de sculpture sont un peu plus nombreux et surtout plus intéressants. Je ne parle pas d'un bas-relief où l'on voit un personnage drapé comme le Sophocle du palais de l^tran auprès d'un trépied gigantesque. Mais un autre bas-relief, que l'on conserve dans la Pinacothèque, offre une idée et une composition charmantes. Uhe femme se tient debout devant le dieu Pan, enveloppée coquettement dans ses voiles, à la manière des danseuses de Pompéi, Pan, assis sur son rocher, a croisé ses petites jambes de bouc et lui joue un air de flûte. Ce morceau a été trouvé près du mur du nord, au-dessus des Longs Rochers que Pan, du fond de sa grotte, faisait harmonieusement retentir.
A peu de distance du piédestal de Minerve, on remarque encore, parmi les herbes qui le couvrent à demi, un fragment de statue de femme. Il ne reste que les genoux et les pieds, les genoux encore serrés par l'extrémité d'un pallium ; mais aussitôt parait la tunique avec mille plis légers, d'une souplesse et d'une vérité exquises, et qui annoncent l'œuvre d'une bonne époque et d'un excellent artiste.
Les dernières statues que nomme Pausanias sont celles de Périclès et de Minerve Lemnienne. C'était le plus admirable des ouvrages de Phidias , une offrande des habitants de I^mnos. Ensuite Pausanias
398 L'AŒOPOLK D'ATHENES.
;*epasse sous le vestibule des Propylées, descend une partie du grand escalier, tourne au pied de la statue d'Agrippa, et, prenant le petit escalier de Pan , arrive à la grotte de ce dieu et à la fontaine Clepsydre. Mais déjà nous sommes sortis de l'Acropole.