‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 24 sur 200 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

de la citadelle, qui sont inâcessibles. Les fortifiaitionsde Tirynthe et deMycènes offrent ces portes répétées et ces entrées obliques. H ne reste qu'à se figurer ce système sur une plus grande échelle : un long chemin entre deux murs qui barrent la pente trop facile ; l'espace intermédiaire est fermé de distance en distance par une suite de portes, à chacune desquelles l'ennemi vainqueur est arrêté.

Les fragments de mur pélasgique qui existent encore pourraient même avoir appartenu à VEnnéapjrle* En passant devant le temple de la Victoire sans ailes, on trouve, derrière la tour qui lui fait face et qui s'élève sur l'aile droite des Propylées, des rochers ajustés les uns sur les autres'. La surface extérieure seule est aplanie et assez grossièrement. En suivant cette muraille derrière les Propylées , et jusque dans l'intérieur de l'Acropole, on la voit tourner vers l'est, puis se perdre derrière des murs de revêtement, construits^ plus tard pour la cacher. Un ante en marbre bkinc ' se détache en saillie , et , bien qu'il ne semble pas avoir été achevé , tout annonce un montant de porte avec son seuil qui s'enfonce sous les Propylées : l'autre montant a dû être détruit par Mnésiclès lorsi(u'il prépara l'emplacement des Propylées.

Cette porte, commencée à une belle époque de

■ PI. Il, leUres a a a.

> PI. Il, lettres b b b.

* PI. II, lettre c.

44 i; ACROPOLE D'ATHÈNES.

I art , probablement sous les Pisistratides , était une décoration ajoutée à TEnnéapyle ou peut-être substituée à la dernière des neuf portes antiques qui donnaient accès au plateau de la citadelle.

Les fouilles que j'ai entreprises en iSSa, ont découvert, à soixante pieds en avant des Propylées et à peu près dans leur axe , un autre reste de mur polygonal , conservé pour soutenir la pente du grand escalier. Au printemps de i853, j'ai fait dégager par une tranchée la face de ce mur, qui peut-être se rattachait à l'Ennéapyle.

Au-dessous du temple de la Victoire , près de la porte qui fut construite au moyen âge, lorsque les fortifications et l'entrée antique furent ensevelies, il y avait un chemin grossièrement pavé. J'ai fait enlever ce pavage , enlever le sable et les débris sur lesquels il reposait , et l'on a vu reparaître le rocher de l'Acropole avec ses traces vieilles de trois mille ans. C'est un petit chemin ' large d'un mètre environ , inégal , qui suit les caprices du rocher. Il présente d'abord quatre entailles irrégulières, des sortes de marches concaves où le pied s'enfonce ; puis, disposés à égale distance sur la pente , des trous ronds et profonds que le sabot des animaux a lentement creusés, à force de se poser à la même place. Tels sont les trous que l'on remarque souvent sur les sentiers des montagnes.

» PI. Il, lettre B.

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