‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 28 sur 200 · CHAPITRE il W SI · texte numérisé non relu

CHAPITRE il W SI

si peu favorable à la défense de la guerre, en un mot toutes les données topographiques m avaient fait croire, contrairement aux idées généralement reçues, qu'en bas du seul côté accessible de la citadelle devaient se trouver et son entrée principale et les fortifications qui défendaient Tentrée. Mais ces constructions existaient-elles encore? à quelle distance au-dessous des Propylées? à quelle profondeur étaientelles ensevelies? Ces questions ne pouvaient être éclaircies que par des fouilles. On sait l'histoire de ces fouilles* ; en voici les résultats.

A trente-six mètres en avant des Propylées, à seize mètres au-dessous des degrés de leur soubassement^ s'élèvent les véritables fortifications de l'Acropole ; car les Propylées, nous le verrons plus loin, n'ont aucun caractère militaire ; c'est une magnifique décoration, rien de plus. Les fortifications forment une façade parallèle à la grande façade des Propylées , et présentent un développement de vingt-deux mètres. Cet espace a été divisé en trois parties égales : au milieu, un mur de marbre*, percé d'une porte dorique exactement dans l'axe de la porte centrale des Propylées; à droite et à gauche, des tours carrées en pierre qui s'avancent pour défendre la porte, et dont la saillie est de cinq mètres vingt centimètres. Ce système de fortifications est trop familier à l'anti-

' Voyez les Jrchivex des Missions scientifiques , t. III, de la page 289 à la page 3i5.

' Voyez la planche II.

quité pour qu'il soit nécessaire d'en démontrer les avantages. La porte de Messène en est un des beaux exemples, les tours étrusques de Pérouse en sont un des plus curieux.

Le mur du milieu a été retrouvé dans toute sa hauteur, qui est de six mètres soixante-quatorze centimètres ; sa largeur est de sept mètres vingt centimètres. Il est composé de marbres pris à différents monuments , mais disposés cependant avec une certaine régularité et un certain goût, qui paraissent inspirés par un modèle plus ancien.

La partie supérieure, qu'on peutkppeler Tentable- , ment du mur, a deux mètres cinquante^sept centimètres de hauteur. Ce sont, en effet, des entablements d'édifices doriques, placés delà même manière que les débris du vieux Parthénon sur le mur de ïhémistocle. Les architraves de marbre pentélique supportent une frise en pierre de tuf; des métopes en marbre blanc ont été glissées dans les coulisses des triglyphes. Au-dessus de la frise on a mis une corniche en marbre qui appartenait à un autre monument. .

I..es couleurs ne se distinguaient point d'abord sur les marbres ensevelis depuis plus de quatre siècles; car les traces des balles qui se sont aplaties sur le nmr attestent qu'il a servi au moins jusqu'à l'invention des armes à feu. L'humidité delà terre a déposé comme une mousse sur les surfaces. Mais, si l'on en- i

lève délicatement cette croûte, on voit paraître le i

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