‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 79 sur 200 · CHAPITRE X. \yj · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. \yj

remède était une herbe qui croit naturellement sur l'Acropole et qu'on appela depuis Parthénion * . Aujourd'hui elle, couvre chaque printemps l'Acropole, el poursuit de son arôme le visiteur qui la froisse du pied. Périclès reconnaissant éleva à Minerve Hygiée une statue en bronze qui était un peu plus grande que nature, comme on peut le présumer d'après la trace des pieds sur la base. Pyrrhus en fut l'auteur : le texte de Pline et l'inscription gravée sur le piédestal sont d'accord sur ce point.

Auprès de Minerve Hygiée, il y avait un autre piédestal plus petit, en marbre de l'Hymette ; on l'a enlevé et déposé dans le vestibule des Propylées. Le* nom d'Hygiée s'y lit en lettres d'époque romaine.

Naturellement, les premières statues (jue l'on consacra après le renouvellement de l'Acropole par Périclès se groupèrent vers l'entrée, pour attirer les regards. C'est là, en effet, qu'on a découvert un certain nombre d'inscriptions archaïques : la plupart se réduisent à quelques lettres. J'ai déjà cité les offrandes de Callias et d'Hermolycus : à gauche de l'entrée et comme pendant au piédestal de Vénus, il y en a un autre en forme de fer à cheval, consacré par Alcibius. La statue était l'œuvre du sculpteur Nésioles^ contemporain de Phidias et l'un de ses rivaux , dont nous retrouverons plus d'une fois le nom dans l'Acropole.

Au lieu de s'avancer plus loin, si l'on tourne à droite

> Matrîcaria Partheniam, Pat ietaria cliflusa. Lion.

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du piédestal de Minerve Hygiëe, on entre dans un passage de dégagement qui sépare le sud des Propy^ lées d'une grande terrasse. Le mur qui entoure cette terrasse est formé d'abord par le rocher taillé qui s'élève par degrés : lorsque le rocher cesse, des assises de tuf posées sur une large rainure, préparée pour les recevoir, continuent à élever la muraille. C'est cette muraille qui forme au nord l'enceinte de Diane Brauronia. Il parait, du reste, que ce réduit, qui devient à son extrémité un véritable fossé, avait été comblé dès les temps anciens. En le déblayant, on l'a trouvé rempli par les innombrables éclats de marbre que le ciseau avait fait voler en taillant les Propylées. Dans le fond, au contraire, au-dessous du mur pélasgique, on a trouvé une grande épaisseur de cendres et de charbons , mêlés à des fragments de vases, de figurines en terre cuite. C'est là qu'on arvait jeté les restes de l'incendie de Xerxès : nous aurons plus d'une fois l'occasion de remarquer comment on les utilisa dans l'Acropole pour les remblais.

En revenant vers Minerve Hygiée, on aperçoit auprès du grand portique des Propylées quelques piédestaux sans inscriptions qui s'appliquaient le long du mur : une petite stèle est particulièrement curieuse, parce qu'elle porte encore à son pied un lai^e trou de scellement carré , qui correspond aux trous taillés sur le rocher. Au-dessus de ces fragments, on a placé un grand lias-relief coupé par le milieu. Ce sont deux jambes nues qui s'écartent par un mouve-

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