‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 85 sur 200 · CHAPITRE XI. IG · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. IG

nique qui semble copiée sur les Cariatides de TÉrechthéion, Texécution a quelque chose de grossier, et le torse présente des défauts de tout genre : il manque non-seulement d'étude, mais de proportion. C'est le travail, ou d'une époque de décadence, ou d'un artiste médiocre. Quant au sujet de ce groupe, on y reconnaît soit Pandrose et Érechthée ,. soit la Paix avec Plutus enfant. Auprès de la statue , on a trouvé un autre fragment de sculpture. Ce sont deux seins , dont l'un est découvert , d'une opulence de formes exagérée par l'isolement, et qui disparaissait sans doute dans l'ensemble.

Les fouilles ont encore découvert, vers l'extrémité de la terrasse de Diane Brauronia, différents piédestaux, qui portent des noms de femmes, mais que leur dimension ne permet pas de rapprocher des sculptures dont je viens de parler. Sur l'un, on lit le nom de PhidosCraie j prêtresse d'Aglaure; sur l'autre, le nom de Stratonice^ prétresse de Minerve Poliade, fille de Nicandre, du dème de Collyte. Enfin, un basrelief découvert dans le même endroit n'appartient point à l'enceinte de Diane Brauronia. Il représente ce sujet, tant de fois répété en tête des inscriptions honorifiques : Minerve tenant la Victoire dans sa main et appuyant à terre son bouclier, le serpent Érechthée se dressant devant la déesse. Quand une inscription a trait à l'administration des revenus sacrés , à une récompense décernée par un décret , tV quelque fonction qui se rattache au culte , on voit

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souvent apparaître ce sujet , comme aujourd'hui les vignettes en tête de nos imprimés. Il y en a une foule dans le musée de la Pinacothèque, et, sous le bas-relief dont il est ici question, le mot à' archonte est, en effet, le premier que Ton distingue. Il est vraisemblable que les marbres de ce genre étaient placés dans un lieu particulièrement consacré à Minerve.

Si Ton remonte du bas de la terrasse jusqu'à la plate-forme de roche taillée qui sert d'avenue au temple , on aperçoit près de la voie principale deux petites colonnes adossées au mur oriental. Elles ont été trouvées à peu de distance , brisées en plusieurs morceaux. On les a relevées, et, par une fâcheuse inspiration , on leur a donné des bases byzantines. Or, ces colonnes sont tout à fait archaïques, d'un travail assez grossier, terminées par une façon de chapiteau à peine équarri. On comprend combien paraissent singulières les bases sur lesquelles on les a exhaussées. On les a scellées exactement sur le rocher, et l'herbe, en croissant tout autour, leur donne une apparence d'antiquité. Sur ces deux colonnes, qui portaient de petites statues, sont gravés en caractères archaïques les noms des donataires. Sur le chapiteau de l'une, c'est Timothée l'Anaphlystien ; dans la longueur de l'autre sont écrites deux lignes verticales, d'une époque plus ancienne encore et voisine des guerres médiques : « Éortios et Opsiades ont consacré ce cette offrande à Minerve. »

Je ne parle point d'une table en marbre qui se

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