‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 99 sur 200 · CHAPITRE XllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XllI

étaient inscrits les noms des alliés , ou pour mieux dire, des peuples tributaires d'Athènes. On ignore la hauteur de ces pyramides, dont on ne possède* encore qu'une partie. Déjà, cependant , en réunissant les fragments , on les a élevées à plus de sept pieds. Il y a cent dix-huit morceaux, sur lesquels on lit les noms de deux cent quatre-vingt-une villes tributaires et les sommes qu'elles ont envoyées à Athènes pendant vingt-huit années, du commencement de la quatre-vingt-deuxième jusqu'à la fin de la quatrevingt-huitième olympiade , quatre ans après la mort de Périclès. Les uns ont été trouvés au nord du Parthénon, les autres dans un coin des Propylées où on les avait jetés péle-méle. Leur ressemblance, J 'agencement exact de la plupart des fragments, forcent de les rassembler dans un lieu ou dans l'autre. |ja place naturelle du Grand-Livre des Tributs n'estelle pas auprès de Topisthodome du Parthénon, où le trésor des alliés était renfermé? Je ne sais pourquoi je me figure ces pyramides disposées sur la route, appelant le regard de tous les passants; spectacle si doux à l'orgueil athénien , si humiliant pour les envoyés de tailt de villes lointaines qui venaient cliaque année payer aux Hellénotanies la rançon de leur mollesse.

Lorsque la route des Propylées toincne l'angle nordest du Parthénon, Pausanias se fait de nouveau noti'e guide, et voici quel indice nous permet de nous reconnaître au milieu de ses descriptions que n'inter-

rompt aucun renseignement topographique. <f Proc- <r né, » dit-il, ce et Itys, son fils, dont elle médite ce la mort, sont une offrande d'Alcamène. Minerve et « Neptune sont aussi représentés, faisant paraître, « Tune lolivier, l'autre un flot de la mer. »

Quand lord Elgin iit des fouilles au-dessous du fronton oriental du Parthénon, il découvrit parmi les statues tombées, en marbre pentélique, un olivier et un pied colossal de marbre différent. Ce marbre, on sut bien en Angleterre le distinguer du pentélique, mais on fut embarrassé pour lui donner un nom. Plus récemment , on a trouvé également à l'orient d'autres branches d'olivier que l'on conserve dans l'Acropole d'Athènes. Elles sont en marbre de l'Hymette, marbre peu employé par la sculpture et que l'on ne voit guère en Europe.

Comme toutes les statues des frontons, sans exception, sont en marbre pentélique, on ne peut admettre que ces fragments en fissent partie. Pausanias, d'un autre côté, nomme les statues de Minerve et de Neptune au moment d'entrer dans le Parthénon. Cette position coïncide parfaitement avec les découvertes modernes, et Ton peut croire que les morceaux partagés entre Londres et Athènes appartiennent au groupe célèbre qui décorait l'avenue du Parthénon. Le pied sera celui de Neptune; l'olivier s'élèvera entre les deux divinités rivales. Il est intéressant de comparer ces données avec un sujet représenté sur une médaille d'Athènes que Stuart a dessinée. Mi-

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