CHAPITRE XIII
par Cephisodote , fils d'^ïolexidas , du dème ^Ethalide.
On lit le nom de Posidippe sur un autre piédestal, mais on ne peut savoir quelle était l'œuvre que ce piédestal portait. Ensuite , c'était le général Diodes^ fils de Thémistocle , auquel l'Aréopage et le sénat des Cinq-Cents décernaient une statue pendant le sacerdoce de Mégista, fille de Zenon.
Au nord du Parthénon , les inscriptions ne nomment plus Minerve Poliade, mais Pallas-Minerve , la déesse des combats, ce Sauvé de grands dangers, » disent des vers gravés sur un piédestal , « Lysmaque « a élevé cette statue à Pallas Tritonide , Lysimaque, ce fils de Lysithidès , du dème d'Agrylae. » Mais Pallas Tritonide fut emportée à Rome , et le peuple athénien jugea sa place dignement remplie par Marcus Licinius Crassus Frugi, et , immédiatement au-dessous d'un distique assez harmonieux, on étala, en grosses lettres , les formules invariables de la servilité du temps : « Pour sa piété envers l'auguste empereur, tt pour sa bienveillance et sa bienfaisance envers le a peuple. »
A quelques pas, une autre statue offerte par un habitant du dème de Lamptra avait disparu, et Archélaûs^ fils du roi Archélaûs, lui succéda sur sa liase. Est-il besoin de dire qu'on retrouve les consuls et les proconsuls romains au nord du Parthénon comme dans le reste de la forteresse, obscurs et toujours honorés?
Nous sommes ramenés aux mœurs grecques par rimage d'une Canéphore qui avait, à différentes reprises y obtenu cette dignité sacrée. Sur son piédestal brisé, on voit encore quatre couronnes, dans chacune desquelles était rappelé le renouvellement de fonctions réservées aux plus nobles vierges d'Athènes.
I^s gardiens des portes de TAcropole avaient aussi apporté leur offrande. Mais le caractère des lettres trahit le troisième ou le quatrième siècle après J.-C, c'est-à-dire le temps où le paganisme expirant faisait appel à toutes ses ressources.
Un fragment de sculpture d'une grande beauté, c'est un bas-relief déposé dans le vestibule des Propylées et découvert au nord du Parthénon. On aperçoit le haut du corps de deux personnages qui se tournent le dos , comme dans le célèbre basrelief des douze dieux. Les draperies, de style éginétique , annoncent une œuvre de premier ordre. Malheureusement, un bras, quelques plis, un coni-«^ mencement de chevelure, sont tout ce qui nous reste.
Je disais plus haut qu'on ne pouvait attribuer a la décoration de la voie principale la plupart des objets trouvés sur le plateau qui sépare rErechthéion du Parthénon. Je serais disposé à faire une exception en faveur de monument$ très-importants, surtout pour l'histoire. Ce sont deux pyramides tronquées, en marbre pentélique, sur les quatre faces desquelles