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L'Acropole de Suse

Origine de la décoralion en faïence. — l.a terre émaillée en Egypte, en Clialdée, en Assyrie.

Rri(iues et plaques.

Des obligations qui étreignirent l'hommo primitif, colle d'abriter un corps mal défendu contre les intempéries atmosphériques fut une des plus exigeantes. Le vêtement, la hutte, la maison naquirent des soullTances endurées par nos aïeux, les premiers ornements, de cet instinct qui nous porte à parer les objets qui nous entourent. Les chasseurs et les guerriers suspendirent aux parois des cavernes leurs armes sauvages et les dépouilles de leurs victimes; les jeunes filles, des guirlandes de feuillages. Certains apprirent à régulariser les matériaux mis en œuvre et à tirer de leur symétrie les rudiments d'une décoration architecturale ; d'autres s'étudièrent à reproduire l'image des êtres vivants au milieu desquels ils se mouvaient.

Aussi bien vit-on se développer chez les peuples qui franchirent spontanément les premières étapes de la civilisation deux arts très distincts :

L'art ornemental proprement dit, lié par essence aux matériaux les plus usuels de chaque contrée, et la statuaire ou le dessin artistiques, qui disposent en tous lieux de ressources étendues, l'homme se montrant prodigue de ses efforts et de ses richesses pour se survivre dans son image.

On ne peut étudier l'antiquité sans faire un stage en Egypte.

La vieille terre pharaonique jouit d'un climat très sec et peu variable. A peine, on le sait, pleut-il une fois chaque année dans la vallée de Thèbes. Pierres, terre plastique, bois de constructions, abondent d'ailleurs sur les rives du Nil.

L'Égyptien n'avait qu'à rechercher l'ombre. Avec les bois dont il disposait, il construisit des portiques hypostyles au-devant de sa demeure claire, gaie, envii'onnée d'eau et de verdure (fig. 141)'. Roseaux, papyrus, lotus réunis en faisceaux rigides furent mis à contribution. Les tiges constituèrent de frêles

i. Maspero, Arch. éjypt., p. 14 et suiv. — Perrol, l'Eijypt., p. 4o8 et suiv.

supports et servirent à défendre les angles des constructions de pisé; les fleurs liées au sommet des colonnes les parèrent d'une fraîche couronne. Mais à ces chapiteaux éphémères on substitua bientôt de minces appliques de métal ou de bois, faciles à clouer sur les charpentes ; plus tard, des ornements floraux, taillés dans des troncs de sycomore ou dans les blocs de calcaire et de grès arrachés aux montagnes qui limitent la vallée du Nil.

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