MAISO^ ÉGYPTIENNE
A coté (le l'Egypte se placent, dans la chronologie des temps antiques, deux grands pays dont on commence à mieux connaître les arts : la Chaldéeet la Susiane.
Les premiers habitants des immenses plaines du Tigre et de l'Euplirate ne trouvèrent à leur portée ni carrières, ni mines, ni forêts. La situation des riverains du Karoum et de la Kherka n'était guère meilleure. Les pierres de taille abondaient dans les districts montagneux, mais il fallait les exploiter, les barder, les transporter, manœuvres d'une exécution bien (liffîril(> dans les pays privés de bois de charpente !
MAISON CHALDEENNE.
Quelques buissons, quelques palmiers poussaient le long des fleuves et des marécages; partout ailleurs s'étendaient des alluvions arides.
Susiens et Chaldéens habitaient pourtant des pays où des étés plus brûlants que ceux de Thèbes succèdent à des hivers pluvieux. Ils turent donc amenés à construire des retraites étanches, et comme ils ne disposaient que de terre, à les clore de lourdes murailles et à les couvrir de toitures épaisses'. Ils élevèrent ainsi des demeures massives que n'égayaient aucune colonnade, aucune moulure, aucun
FIG. I''l2. — MAISON ASSYn[E?iNE ( L A Y » R 11 , MollUineills).
ornement en relief exécuté ou rapporté sur des matériaux trop friables pour les recevoir (fig. 142).
De pareilles maçonneries impliquaient l'usage de briques ou de moellons de pisé, séchés au soleil et employés en assises réglées". Ces matériaux mêlés à des broussailles acquéraient par la cuisson des propriétés nouvelles : résistance à l'écrasement, imperméabilité, couleur. Le progrès était immense. Dans
1. Dieulafoy, Allant, de la Perse, vol. II, i^ 1, 2 et 6, p. 40; vol. III, § .3, p. 22; vol. IV, § I et •.;.