‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 17 sur 124 · Jane Dieulafoy, A Suse, p. 16G et iiifr., p. 2rtl et · texte numérisé non relu

Jane Dieulafoy, A Suse, p. 16G et iiifr., p. 2rtl et

2. La seule objection que l'on m'adresse (Perrot et Chipiez, ta Pcrxe, p. 840) repose sur ce fait : qu'ayant la peau noire les archers doivent certainement représenter des Aryens blancs. A ce titre les archers â peau blanche doivent sans doute figurer des nègres : à charge de

revanche. Cette objection est d'autant plus inat-

tendue qu'avant nos découvertes, M. Perrot pro- '/ '^^^^^^^'^^^^^^'iMW\lMM'^^^ fessait.que les Asiatiques se servaient de la couleur ^^^""^ -^ ' Vl!^^^^^^^^0 '^'''-'M'-^Èi'M ê-v ■ ''^^S

pour différencier sûrement des races qu'ils n'étaient a^Mf ' >,' ' â^^^^^^^^'^^&lwt ;'■ '^ "' 'M ' ' \^^ pas capables de distinguer autrement. (Perrot et %^l'!' ''^^*^^^iî*S^^'^^^ V '-sJ:'^"\' }\~\ ■%':^ Chipiez, Assyrie, p. ao3 et note 4.) MM. Perrot et |^%;f^^^^^^^f ^j^^ Éfe^^^ Chipiez pensent également que les archers noirs et ^ ■ ' /

les archers blancs se succédaient et se faisaient ' " ^y^

valoir et que la distinction des épidermes ne repo- fin. 159. — rmsE des archers. — rbique ue jonction de sait que sur un jeu de pinceau, une fantaisie d'en- la main d'un archer et du carquois d'ix akcueh prélumineur. Je n'ai que trois objections à opposer, cèdent. mais elles sont décisives :

1° L'alternance est due, dans les pelotons noirs comme dans les pelotons blancs, à la diversité des uniformes.

2° Chaque archer noir est toujours suivi d'un archer noir, et chaque archer blanc d'un archer blanc, comme le prouvent certaines briques communes à deux archers où la main A de chaque archer est liée à un fragment B du cArquois précédent (fig. lo9), carquois revêtu d'un pelage noir quand il s'agit de nègres, et d'un pelage blanc quand il s'agit de blancs{p. 291 et pi. VII).

3° Le fond bleu turquoise, la tonalité chaude des frises et des encadrements du panneau des archers noirs différent du fond gris bleuté et des tonalités adoucies des frises jointes aux archers blancs. Cette objection est majeure, car elle exclut non seulement l'alternance, mais leur coexistence dans une même salle ou sous un même portique de soldats de race noire et de race blanche. Il ne s'aj^it pas ici de fantaisies artistiques, mais de deux tableaux qui procèdent de thèmes polychromes absolument distincts (p. 31 ji.

3. MM. Perrot et Chipiez (Perse, p. 810, 820 et note 1) prétendent, avec une étrange persistance et contre l'évidence, que pas un archer n'est entier et que tous les guerriers sont acéphales. Cette afUrmation, bien grave sous la plume de savants français critiquant une découverte essentiellement française, ne se fût pas produite si MM. Perrot et

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