‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 18 sur 124 · IDENTIFICATION DES ARCHERS · texte numérisé non relu

IDENTIFICATION DES ARCHERS

Pour les archers comme pour les lions, il existe une alternance. Ceux-ci ont des robes jaunes semées d'étoiles bleues et vertes et des chemises pourpres: ceux-là revêtent des robes blanches brodées de fleurs ou de blasons' (pi. V et VI) et des chemises jaunes. Dans chaque escouade les robes jaunes et blanches étaient intercalées .

Cet uniforme, reproduit, sauf la veste, sur les bas-reliefs persépolitains, a été exactement décrit par les Grecs". Strabon parle des chemises aux manches tombant jusqu'aux genoux, des longues robes plissées à la taille et brodées de fleurs \ des étolTes pourpres, des chaussures qui enveloppaient le pied et montaient au-dessus de la cheville. Elien spécifie même que le jaune et le pourpre dominaient dans la tenue des gardes royaux. J'ajouterai que l'uniforme des immortels n'a rien de commun avec celui des vieilles troupes perses (fig. 161), qui comportait une blouse courte, des pantalons, la tiare dure ou kidaris et la mitre molle en forme de hachlick russe*. On qualifiait de médique le costume des immortels'. Il semblait réservé

Cliipiez eussent consacrt' plus de temps à rétiide des basreliefs. Le corps du premier archer est intact. Au second il manque à peine quelques centimètres carrés ; au troisième l'équivalent de trois briques, et au quatrième une brique et demie. La première tète comprend le crâne, le front, le nez, la joue, la paupière inférieure, la majeure partie des cheveux, la harbe et le cou, suivant la photographie que j'en donne (fig. 162), où les parties restituées sont toutes couvertes de hachures blanches. Verrenr de M. Perrotestd'aulant plus inexplicable que les faïences antiques n'ont subi, quoi qu'on en ait dit, aucune restauration, qu'elles sont séparées des plâtres qui les raccordent par une large rainure et spécialement signalées sur une grande photographie placée dans le voisinage immédiat de chaque bas-relief.

1. Il s'agit certainement d'armoiries représentant la citadelle de Suse sur champ de sable (p. 218, note I, et lig. H4). On sait d'ailleurs que les Égyptiens antérieurement, les Parthes, les Sassanides et les Arabes postérieurement (Dieulafoy, .4)-< ant. de la Perse, vol. V, p. 16b) usèrent d'emblèmes analogues et que certains termes du blason sont des mots persans plus ou moins déformés.

2. Dieulafoy, Art ant. de la Perse, vol. III, p. 88. Hérod., I, 71 et 13,i; VII, 01 et 02. Strabon, XV. § III, 19. Elien, IX, § 3. On peut encore consulter Quinte-Curce, liv. III, § 3; Denys d'Halicarnasse, liv. III.

3. Les manuscrits portent tous àvôivo» et non pas îav9ivdv (violet), suivant une malheureuse correction de Corray.

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