‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 20 sur 124 · DE STYLE ASSYRIEN. — ÉPOQUE · texte numérisé non relu

DE STYLE ASSYRIEN. — ÉPOQUE

derniers portaient des chaussures bleues (pi. VI). Je oAssocBB.NiPiL. (british muparlerai encore des figures émaillées à plat, d'une taille

moindre et d'une exécution plus archaïque que les figures en bas-relief \ Enfin je mentionnerai d'une façon toute particulière les immortels de race blanche, dont la découverte fut si précieuse en ce qu'elle montra que les Perses comme les Assyriens accusaient surtout les races par la coloration de l'épiderme ^ Une figure,

caractère auguste et majestueux d'une nioiiarcliie, renoncèrent aux vêtements courts et légers qu'ils avaient portés jusque-là et se résigaèrent à prendre les longues robes des femmes mèdes et à s'envelopper comme elles de la tète aux pieds dans des draperies épaisses ». Strabon, XI, ^ XIII, 9 et 10. (Comp. Hérod, IX, § 109, qui parle d'une robe tour à tour portée parXerxès et sa fille Artyutc ; Plutarque, Cijrus, XXXIX ; Justin, I; Diod. de Sicile, II, § 6.) Le fait est vrai. Un cachet publié par M. Menant dans la collection de Clercq (pi. XXXIV, lig. 38.j) représente une reine achéménide et sa suivante velues et coiffées comme le roi et son flabellifère. Les seigneurs de la cour ne se contentaient pas de se couvrir d'étoffes brodées et de bijoux, ils laissaient pousser leurs cheveux ou en mettaient même de postiches qu'ils relevaient au fer en masses puissantes, et se fardaient outrageusement la figure. (Plut., Cijrm, XXXIX; Xénophon, Ctjropt'die, I, § 3 ; Hérod., VI, S 19). Plus tard, sous les Sassanides, les rois reprirent le vieux costume perse, avec le turban, la blouse et les pantalons serrés à la cheville (fig. 22 et H)\), encore porté par les femmes guèbres (Jane Dieulalby, ta Perse, la Chaklce, la Siidane, p. 408 et 411).

1. Hérod., VII, g 41, b5 et 83 ; VIII, § 113; IX, § 80, 81, 82 et 83.

2. Hérod., VII, 40 et 83. — Strabon, XV, § III, 19. — Quinte-Curce, III, 3. — Consultez même Xénophon, Cyi:, VIII, g III.

3. Hérod., VII, 41. — Athénée, liv. XII. — Diod. de Sicile, XVII, ^ 59.

4. De même que MM. Perrot et Chipiez concluent de la peau noire des guerriers à l'aryanisnie des hommes que l'on a voulu représenter, de même ils déduisent de la couleur blanc d'argent de la grenade entrouverte qui termine la javeline que cet ornement représente une pomme d'or. A les croire, la large déchirure symbolique de la grenade et la couleur caractéristique de l'argent n'importent guère. Il m'est indifférent que M.M. Perrot et Chipiez voient du jaune là où l'enlumineur susien a posé du blanc, et du blanc là où il a mis du noir : c'est affaire entre eux et leurs lecteurs ; le procédé de discussion me parait seul intéressant.

.'). Les uns paraissent avoir lo et les autres 9 assises de hauteur, tandis que les archers en bas-relief atteignent 17 assises (flg. 160).

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