RESTAURATION DE L'ESCALIER
est d'un extrême intérêt. Elle apprend d'abord que la rampe était crénelée ; que les merlons étaient terminés par des dalles émaillées comme toute la main courante; que le dernier étage des merlons avait 1 pied de largeur. Elle fournit enfin la loi du groupement des volutes.
Les demi-dalles (K, fig. 173), divisées suivant leur grand axe, correspondent aux gradins intermédiaires des merlons, de môme que les briques G où le lotus est associé à la palmette. Il restait encore à placer les dalles L émaillées sur le plat et
1":]. — coonoNiXEAi ENT d'une hampe u'ESCiLiF-r. (fouilles de suse).
sur une seule tranche. Leur situation était à la fois indiquée par les marguerites qui couvrent l'unique tranche émaillée et par les vides à garnir. Je les ai placées entre les merlons et au-dessus du palier des créneaux. J'observerai à titre de vérification que le fdet jaune clair qui entoure, sur les deux rives verticales, les marguerites placées en couronnement, redessine la face des merlons.
Les volutes réunies suivant le tracé découvert sur le flanc des merlons et en observant toujours la loi des découpes correspondent à un dessin horizontal. Certaines d'entre elles (D, E, G, F, fig. 175) se raccordent à des ornements qui reproduisent sur un cadre vertical le cadre rampant de l'escalier. Comme il existe d'autre part des briques où le même décor court en ligne horizontale (fig. 177). j'ai fait reposer les volutes sur une litre ornée de marguerites.
Les boixiures perses ne se retournent jamais d'onglet. Celles qui entourent les grandes rosaces des dalles (pi. X) en sont une preuve, on en trouve une seconde
FIG. ni. — EM M *\C IlEM KNTS D'l'^E RAMPE U'eSCALIER (FOl'II.t.ES DE
dans les dessins des briques A (fig. i7o et 177) faisant partie de la bordure horizontale et verticale.
.l'ajouterai que le cadre vertical se reproduisait sur la tète de la main courante;
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ce' sont des briqués"(A, B, C, fig. 17o, et (^, fig. 177) découvertes au milieu des décombres de l'escalier qui le prouvent.
beux éléments de cette restauration font encore défaut : l'épaisseur et la hauteur de là "main courante. Les briqués du dallage supérieur i)ormol(ent d'apprécier l'épaisseur. Aucune n'est émaillée sur ses quatre tranches, beaucoup ne le sont sur aucune, certaines portent la rosace entière, d'autres deux demi-rosaces séparées par le fond bleu. De ces multiples constatations il résulte que l'épaisseur de la rampe était supérieure à la largeur d'une brique et, comme le dessin des enroule-