‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 31 sur 124 · RAMPE ET PARAPET HORIZONTAL · texte numérisé non relu

RAMPE ET PARAPET HORIZONTAL

monts marche par groupe de deux volutes, qu'elle ne pouvait non plus comprendre* un nombre impair de briques. Quatre briques eussent répondu à une dimension bien massive et eussent gêné les vues des archers, car la rampe de l'escalier était un véritable parapet défensif. Je m'arrêterai à un terme moyen, et pour les raisons que j'ai exposées plus haut (p. 207 et fig. 104, lOo, 106) je diviserai le profil de la main courante en deux étages : une banquette de quatre pieds ou de cjuatrc briques d'épaisseur et un parapet crénelé de deux pieds. Quant à la hauteur, elle devait être telle, qu'un soldat placé sur la banquette pût facilement décocher ses flèches à travers les créneaux et trouver un abri derrière les merlons.

Quand j'ai remonté la rampe exposée dans les salles du Louvre, je supposais que

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sur toute sa hauteur elle devait avoir quatre briques d'épaisseur et ne comportait pas de banquette. L'élude des conditions poliorcétiques que devaient réaliser les parapets de la forteresse m'ayant conduit à penser que l'épaisseur de 1 pieds répondait seulement à la base me porte également à croir** que je clevrais exhausser la main courante horizontale d'une hauteur de volute, soit de cpiatre briques, et faire subir la même correction à la rampe. Sur la face intérieure, le crénelage seul était émaillé. La banquette, exposée à des frottements incessants, devait être bâtie en briques cuites ou enduite, comme les murs des porli(|ues. d'un ciment résistant (pi. XIII).

Le dessin floral (fig. 173) qui couvre la rampe était déjà connu par les sculptures de Persépolis. C'est un dessin d'origine égyptienne, dont on retrouve l'exacte tradition dans l'ornement décrit ci-dessous (fig. 170). Il en est de même des volutes du parapet (fig. llli et pi. IX). On n'objectera pas dans ces deux cas une filiation assyrienne (p. 29.'>, 29()). Les Grecs eux-mêmes, qui empruntèrent à l'Egypte les

belles tapisseries à volute ', no semblent pas avoir utilisé les colonnes de lotus superposés.

Je citerai sans plus tarder un merlon d'un travail fort arcbaïque (lig. I7S

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