‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 58 sur 124 · SALLE DU TRONE DE CTÉSIPHON · texte numérisé non relu

SALLE DU TRONE DE CTÉSIPHON

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elles étaient divisées et manœuvrées. Une mosaïque reproduite par M. Mûntz dans son ouvrage sur la tapisserie ' fournit peut-être la solution du problème. 11 s'agit du portique hypostyle d'un palais de style byzantin construit à Ravenne pour Théodoric le Grand, roi des Goths. A Suse, comme à Ravenne, comme à Téhéran (fig. 228), régnait sans doute un haut lambrequin supporté par des anneaux et des poulies fixés sur la face intérieure de la sablière. 11 suffisait de tirer sur des câbles pour brasser le lambrequin et le cacher derrière l'entablement. Au-dessous du lam-

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FIG. 225. — SALLE DU TRONE DU P4L4IS II E MACHITA. — ÉPOQUE SiSSiMDE.

brequin tombaient deux portières, mobiles sur une tringle métallique. Les portières se mouvaient au milieu de la travée, se rabattaient derrière les fûts, se développaient en guise de tente devant les colonnes (fig. 229). Le souverain, selon son caprice, pouvait ouvrir ou fermer entièrement la grande salle du palais ou choisir telle disposition intermédiaire. Le lambrequin se terminait sans doute au niveau inférieur du chapiteau, les rideaux correspondaient à la base et au fût des colonnes (fig. 208). Jusqu'ici je me suis attaché à des restaurations de détail ; je les ai préparées en imposant silence à la fantaisie, en bannissant toute conjecture, me bornant à

i. Miintz, la Tapisserie, p. "3.

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