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et de la salle avec la frise des lions (p. 332 et fig. 2M, 212, 213). Le hasard reste étranger à des combinaisons aussi compliquées et à des calculs aussi précis.
La charpente dont j'ai décrit les dispositions très simples et très élégantes était taillée dans les cèdres du Liban. J'cmi ai découvert de nombreux fragments dans les ruines. La tonalité rose des cèdres, très douce au contact des faïences bleues, le heurt désagréable de la peinture et de l'émail, le respect des Persans pour la coloration naturelle des matériaux et leur répulsion naturelle pour les dissimulations architecturales, la rareté excessive des bois (p. 330 et note o) qui élevait le cèdre et le cyprès au rang des matériaux précieux me font penser que l'entablement passé à l'huile bouillante ou à la cire ne recevait aucune peinture. J'estime néanmoins que les poutres étaient garnies sur leurs arêtes de cornières métalliques' et que leurs faces étaient incrustées de nacre, d'ivoire, d'or ou d'argent. Les mômes raisons, l'absence absolue de peinture sur les fragments enfouis profondément, le poli parfait des surfaces me font également supposer que les marbres, à part les détails dorés (p. 347), étaient nus ou couverts ainsi que les bois d'un simple enduit protecteur.
Le carrelage du palais et des avenues, dont on a retrouvé quelques fragments gris et blancs, était composé de dalles de marbre carrées. Si l'on en croit les descriptions du livre d'Esther (p. 366, note 12), et je suis pour ma part très disposé à leur accorder créance (voy. le § XIII), des marbres rouges et verts se mêlaient dans des combinaisons très simples aux marbres gris et blancs découverts dans les ruines du palais.
Au-dessus du matelas de pisé constitutif de la terrasse régnait une toiture posée à bain de mortier de terre. Les tuiles émaillées en rouge ont 1 pied et demi de long siu- I pied de large (fig. 232). Elles s'emboîtent par leurs extrémités et se placent au contact sur leurs rives relevées en rebord de cuvette; un couvre-joint cylindrique complète l'étanchéité de la toiture. Comme toutes les terrasses persanes, la couverture de l'apadàna devait affecter la forme d'une pyramide à quatre pans très surbaissée. Les eaux étaient conduites dans des chéneaux de poterie. La saillie du
i. Quelque soin que Ton prit de ménager les arêtes, elles risquaient de s'épaufrer. Il élait également nécessaire de réunir dune manière invariable les diverses poutres qui composaient l'entablement. Aussi bien, ne serais-je pas surpris que les poutres de rive aient été comprises entre des armatures et réunies entre elles par des boulons de cuivre doré qui servaient à maintenir leur intime union, et participaient à la décoration générale.
FIG. 231. — ENCASTREMENT PnÉPAEÉ POCR BECEVOin LES CORNES ET LES OREILLES.
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