‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 7 sur 124 · Ezéchiel, XXIII, 14, lii. Tiad. de Ueuss · texte numérisé non relu

Ezéchiel, XXIII, 14, lii. Tiad. de Ueuss

2. Bérose, fruy., 1, § 4, dtins le tome H des Frag. his. Grxc. de Ch. MuUer.

272 L ACKOPOLE DE SUSE.

relatif aux sept enceintes colorées d'Ecbatane', un verset de la Bible, quelques lignes de Bérose sont les seuls documents que l'on possédait, il y a peu d'années encore, sur la polychromie extérieure des palais chaldéens ou perses".

Les fouilles de Khorsabad, de Kouyoundjik, de Babylone confirmèrent le témoignage fort suspecté des vieux auteurs classiques et sacrés.

Sauf les tableaux recueillis dans le palais de Sargon et noyés dans le Tigre, les faïences que fournissaient les fouilles françaises ou anglaises étaient malheureusement réduites à l'état de fragments. Fragments assez nombreux pour définir l'art chaldéen et l'art assyrien, mais trop menus pour se prêter à la reconstitution d'un sujet ou d'un ornement continu.

A Babylone l'émail est posé sur la tranche d'une brique très cuite, très résistante, maçonnée dans le mur. L'émail dur et épais forme des empâtements, mais ne recouvre jamais des bas-reliefs, quoi qu'on en ait dit. Les deux couleurs employées de préférence sont : le gros bleu et le jaune deux genre àe% céramistes; le bleu couvre les fonds; le jaune est utilisé dans les détails de costume et les ornements. Le noir est réservé pour les rehauts et les traits; le blanc pour les chairs, les vêtements, les détails à mettre en haute valeur, les fleurs et les caractères cunéiformes.

L'aspect des tableaux ainsi traités devait être sévère et d'une très grande richesse. Les murs n'étaient pas tapissés d'émail sur toute leur hauteur; les faïences décoraient les tympans des portes et couronnaient les courtines et les tours parementées en briques cuites. Le ton mat et vineux de ces matériaux rehaussait encore l'éclat des litres vernissées.

A Ninive, la pierre de taille et l'albâtre firent une rapide concurrence à l'émail. Le rôle des terres vernissées devint secondaire et la technique s'en ressentit. Au lieu des solides émaux chaldéens, on ne trouve que glaçures friables, sans adhérence et sans durée. Les planches de l'ouvrage de Place dessinées par Thomas rendent l'effet général de la décoration vernissée en usage au temps des Sargonides. Encore ne doit-on pas s'y fier sans réserve, car les aquarelles de Thomas ont été terminées en Europe après le naufrage des documents originaux, à l'aide des croquis relevés à Khorsabad et des menus fragments rapportés au Louvre.

Malgré les incorrections et les inexactitudes inhérentes à des reproductions préparées dans des conditions aussi fâcheuses, on sent, à travers les dessins de Thomas et à l'examen des rares briques conservées, que le faïencier assyrien resta fort inférieur à ses maîtres chaldéens et à ses élèves susiens ou perses. Les tons sont pâles, lavés, moins harmonieux qu'à Babylone. Le jaune, posé en excès, ternit

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