Jane Dieulafoy, A Siise, p. 309 et
2. Ces cinq premiers chiffres sont hj'pothétiques. Les parements extérieurs étaient usés et si intimement confondus avec les ruines, qu'il eût fallu, pour les isoler, disposerde beaucoup plus de temps que je n'en avais. En revanche, les cotes intérieures mesurées sur place sont rigoureusement exactes.
ÂYADANA.
MiMres.
FIG. 2G1. — PLAN ET COUPE T II A X S V ERS A LE DE L'iïADA\A DE SLSE irAPRÈS LES FOUILLES. — (LES PARTIES
COUVERTES DE HACHURES SO?iT RESTAURÉES.)
des colonnes B du porche et répond par conséquent à des supports de 6 à 7 pieds plus élevés (2 mètres à 2"", 50). Un perron E, E long de 30 pieds (10°", 78) et une cour carrée de 50 pieds (18"°, 05) de côté encadrée par le li'otloir ï précèdent le porche. Les élargissements P, P' des trottoirs correspondent à des seuils de portes de 5 pieds de profondeur qui donnent accès dans des salles ou des galeries G, G larges de 10 pieds; les deux petits escaliers e^e conduisent à des couloirs L, L, qui s'ouvrent près du porche et longent le vestibule V et la salle hypostyle. Les massifs de cailloux G, G placés à droite et à gauche du perron et dont le niveau est inférieur à la crête des fondations des colonnes supportaient sans doute des dés de pierre tels que des stèles ou des autels. Les couches de gravier D, H, H, H', signalées vis-à-vis du porche, répondaient également à des monuments en pierre d'un plus faible jxjids que les colonnes, tels que des bancs, des bassins à ablutions abrités dans des niches analogues aux takhtchés persépolitains '. Leur situation est d'ailleurs très nette : l'une de ces niches, D, la moins large, était en façade sur la cour ; les trois autres. H, H', H', toutes égales, s'ouvraient suc un couloir 1,1, large de 1 0 pieds comme les couloirs L, L'.
Telles sont les parties de l'édifice directement relevées sur le terrain. Le relief du tumulus tend en outre à montrer qu'il existait, au niveau de la salle hypostyle, des pièces latérales S, S, placées en prolongement des galeries G, G, mais séparées d'elles par un mur qui a été retrouvé et que le couloir, dont les deux tètes L, L répondent aux escaliers e, e, devait isoler sur trois faces la salle hypostyle. De semblables galeries existent autour de la grande salle A du palais d'IIatra (fig. 235). La disposition des petits escaliers e, e et du couloir coudé L, L, qui U-ur fait suite, est un indice que les pièces centrales étaient de celles que les musulmans nomment harem. J'ai donc été amené à restituer des portes dans la situation expresse où les Persans les placent encore en pareil cas. De même, la galerie transversale I, I, en tète de la cour, appelle une porte R tracée suivant les habitudes de l'Orient. Au milieu de la cour gisaient encore quelques carreaux épars dont je serai conduit à reparler plus tard.
La construction qui vient d'être décrite est trop isolée, trop exiguë et trop pauvre pour un palais; d'autre part, l'aspect officiel du monument avec son soubassement, ses escaliers, son porche et sa salle hypostyle indique qu'il ne s'agit
1. L'usage des niches ou takiilchés formant support, qui s'est perpétué dans l'arcliitecluro iranienne, est extrêmement ancien en Perse. Dieul., Art mit. de la Perse, vol. II, p. 38, el pi. XIII et XIV.
2. Les dimensions du petit monument susien prouvent une fois de plus que les Perses assujettissaient au rythme tous leurs édifices (voy. note métrologique, p. Sol à 2G2, ctchap. xn, p. 354 et suiv.). Les dallages présentent une bien curieuse application de ces règles. Ils sont tels que 7 carreaux équivalent à 10 briques des murailles ou à 10 pieds de 0™,3o8. Aussi bien toutes les longueurs et largeurs des dallages sont-elles exprimées en multiples de 7 carreaux et de 10 briques (p. 262 et 353). On pourrait m'accuser d'illusions si je comparais des cotes prises au mètre, mais je ne compare ici que des dimensions tangibles dont l'unité de mesure est fichée en terre. C'est ainsi que l'escalier a 21 dalles répondant à 30 briques, la cour 3>) dalles ou 50 briques, les couloirs 7 dalles ou 10 briques, les murs 3 dalles 1/2 ou 5 briques, etc.