INVENTAIRE. — POTERIES
Atecbdàn faïence bleue, C^ilS de hauteur (pi. XVI, fig. 4). Mèmi'S observai ions que ci-dessus. L. -\- i™,'oO. Epoque sassanidc. Atecbdàn faïence verte, 0"',07 de hauteur (pi. XVI, lig. 0). Mêmes observalions. l'. + 0°',80. Epoque paHlw'l Cet atecbdàn repose sur un pied de O",!'!- de hauteur qui no lui appartient pas. Le pied a été découvert dans lu fimillc L, à la profondeur + {'",'M). Atecbdàn faïence bleue, 0™,08 de hauteur (pi. XVI, tif,'. !)). Porté sur des pieds et décoré sur ses faces
(fig. 281). Efioqueparthel Urne funéraire. Faïence bleue (fig. 268), contenait des ossements d'oiseaux ou de petils mammifères. L. 0 mètre. Trouvée dans le voisinage (Vune urne funéraire (fig. 278). Epoque parthel Ornes funéraires au nombre de 8 (Comp. Perrot, Assyr., fig. 159 et 160). Faïence bleue ou blanche, plus ou moins semblables à la précédente, contenant toutes des ossements de petits animaux et trouvées dans la nécropole. Epoque partlie. Pialeh ou
FIG. 2G6. — UAUTCBR 0">,082.
FIG. 270 ET 272. — HAUTEUR 0"',l5r)
FIG. 2C8. — HAUTEUR 0"",09â.
Fie. 271. — HAUTEUR 0'",13.
d'un diadème analogue à celui d'Assourbanipal (fig. 182). F. — O"",»,}. Epoque sassanide.
Deux vases. Un rouge et noir (fig. 266). A. + C^IO. H. — 0",40. Epoque achéménide.
Mascaron plâtre, 0",22 de hauteur, portant des traces de peinture rouge sur les cheveux et les lèvres, rose sur les chairs, noire sur les pupilles. Ce fragment, très semblable comme style à ceux qui ornaient le palais parthe d'Hatra, devait entrer dans une ornementation arcliitecturale (Dieul., Art ant. de la Perse, p. 18 à 31, fig. 8, 9, 16, 29). C.+ 1°',80. Mêlé avec des décors de pildtrc (fig. 379 et 380) et quelques monnaies (p. 346, col. 1, et fig. 321) aux ruines d'une grande habitation. Epoque p'irtlic.
Gourde plate. Faïence jaune 1res clair (fig. 267). L. — 0'",10. 'ïrouvée dans le voisinage d'une urne funéraire
tasta. Faïence bleue et blanche servant soit de plat, soit à contenir le lait dans les sacrifices. 4 semblables toutes de l'époque sassanide. Treize lampes. Faïence bleue ou blanche. Epoque sassanide.
Urnes de terre à anse (fig. 269 et 270). Poterie très fine. A et li, de — 0"',10à-|-0°',!)0. Epoque achéménide'? Vrne de terre en formede verre (fig. 271). Pote rie trèsdélicate, de forme très élégante. Six semblables. Comme dessus.
Cône. Formant bouchon faïence bleu clair (fig. 272). G, |- I m 70 Epoque sassanide. Animaux et divers fragments de vases en terre émaillée. Epars dans les ruines.
Urne de marbre (fig. 273). Contenait sans doute des cylindres commémoratifs de la construction de la grande porte des enceintes de l'est. Trouvée sous la grande pierre de gond (p. 238, fig. 127) ; était déjà violée. Epoque achéménide.
L'ACROPOLE DE SDSE.
Toutes ces poteries, surtout les plus anciennes, sont caractérisées par la fermeté des profils. On sent très bien les traits de compas ; il semMe que l'ouvrier en ait laissé le tracé sur son travail.
Urnes funéraires. Au nombre de 12, réparties le long des murs ou dans les embrasures.
Les Grecs brûlaient leurs morts, les Épj'ptiens les embaumaient, les Assyriens, les Susiens et les Perses,
XV, § III, 14), et Ton sent combien fut longue l'adoplion des rites funéraires qu'essayaient d'introduire les mapes. Ils avaient accepté d'enduire chaque cadavre d'une couche de cire avant de l'enterrer (Hérod., I, S 14t*)> mais c'était là une pratique coûteuse que l'on suivait peut-être sous l'œil des prêtres et que l'on violait plus souvent encore. Cyrus, Darius, Xerxès, leurs proches et leurs successeurs, furent ensevelis dans des sarcophages; pendant la guerre contre
KIC. 214. — PLAN ET COUPE D'uN PUITS FUNÉBSIRE.
même au temps des Achéménides et des Parthes, les enterraient. Lesmages,pressentantlesdangersque faisaient courir à la santé publique les inhumations à fleur de sol, et les contacts des vivants et des morts, avaient proscrit ce mode de sépulture et livraient les corps aux fauves ou aux oiseaux de proie (Ilérod., I, § 140), puis exposaient le squelette jusqu'à complète dessiccation (Strab., XI, § XI, .'3, '6 et 8). On pratiquait des coutumes analogues chez les Scythes. Dans certaines tribus, on n'attendait même pas la mort naturelle, on massacrait l'homme arrivé au seuil de la vieillesse et on le mangeait (Strabon, XI, § XI, 8).
Les Perses éprouvèrent une aussi vive répugnance à donner leur corps en pâture aux carnassiers et aux rapaces qu'à le faire brûler (Hérod., 111, § 20 ; Stiab.,
FIG. 215. — PHOTOGIiAl'HlE 1) U M E GALEniE EUiMÉBALIlE. VOin FIG. 6H, I.'eNSEMBI.E de LA FOUILLE.
la Grèce, les soldats elles ofliciers perses, qu'ils meurent de maladie ou de leurs blessures, sont confiés à la terre (Hérod., VII, Si 127, VIII, § 24, IX, § 31) ; la tète et les mains de Cyrus le Jeune, au dire de Plularque [Vie d'Ariaxerxcii), sont rapportées à sa mère Parysatis et inhumées auprès de l'un de ses palais. Strabon ne parle que de l'enterrement et ne connaît qu'une anticpie défense : celle de brûler les corps ou de les jeter dans les lleuves (Strab., XV, § III, 14 et 16). et de souiller au contact d'un cadavre l'eau, la flamme et même l'or, dont l'éclat participe à celui du feu (XY, § III, 18). Il fallut des siècles de lutte, il fallut édicter des peines terribles, il fallut surtout l'avènement des Sassanides qui avaient trouvé dans les mages des auxiliaires résolus contre les Parthes hétérodoxes pour inspirer aux Perses l'horreur du cadavre et faire admettre le ilakhiitd. Il n'est donc pas