CHAPITRE VI
Forteresses égyptiennes. — Type arcliaïqne. — Forts de Kouniniéli et de Seninéli. — Palais fortlTié de Médinet- Abou. — Forteresses chaldéennes. — Acropole de lioudéa. — Forteresses assyriennes. — Dour-Cliaryoïikiii. — Babylone. — Imgur-Bel. — Mvitti-Bel. — Restauration des enceintes de Nabuchodonosor.
Quelles furent les phases que traversèrent les places de guerre de l'antiquité avant d'atteindre à la perfection, et comment y atteignirent-elles?
Les plus anciennes forteresses connues se trouvent sur les rives du Nil. On peut les diviser au point de vue du tracé en deux groupes : antérieures aux expéditions des Égyptiens contre l'Assyrie, postérieures aux mêmes campagnes.
Dans la première période, les retranchements et les défenses des villes se composent d'une enceinte rectangulaire bâtie en matériaux de terre crue, caractérisée par l'absence de tout flanquement (fig. 71, 72 et 73). Le profil est très simple : un avant-mur crénelé haut de 4 à 5 mètres, une muraille de 14 à 20 mètres épaisse à la base de 10 à 12 suivant l'importance de l'ouvrage, montée avec un fruit extérieur très prononcé (fig. 72) ". Un parapet et des nierions arrondis au sommet couronnent l'avant-mur et la muraille. Les portes tracées en baïonnette empêchent les assaillants, après avoir brûlé ou défoncé les huisseries, d'entrer chez leurs ennemis sans se heurter à de dangereux obstacles (fig. 73). Les forts d'El-Kalb, de Kom-el-Ahmar et d'Abydos, encore en bon état, sont construits sur ce modèle \
i. Dieulafoy, Art ant. de la Perse, vol. V, § II, p. 12.